lundi 14 juin 2010

Ixchel: déesse de la Lune (Maya)

Ixchel déesse lunaire des Mayas

Riche personnalité qu’Ixchel, associée à la Lune, aux marées et aux inondations. Pour les uns, c’est l’épouse du dieu suprême Itzamna, pour les autres la compagne du dieu soleil Kinich Ahau (deux époux qui pourraient bien être les deux visages d’une seule divinité).

Une fois mariée, Ixchel découvrit sa stérilité et plongea dans un grand désespoir (en fait, la déesse était dénuée d’organes reproducteurs). Un jour, un cerf parut et piétina son ventre, la rendant ainsi apte à porter des enfants, le Bacabs.
D’un caractère capricieux et profondément lunatique, Ixchel est la bienfaisante déesse arc-en-ciel, protectrice de la maternité, l’inventrice de l’art du tissage. Mais on la connaît également sous les traits d’une vieille harpie, un serpent noué autour de la tête, des ossements ornant sa robe (à l’image de la déesse aztèque Coatlicue). Elle est représentée une cruche à la main qu’elle déverse, attentionnée, sur les cultures ou, rageuse, sous forme de déluge.

Le Bacabs
Itzamna le dieu suprême et Ixchel la déesse de la Lune eurent quatre fils, connus sous le nom collectif du Bacabs. Issus de parents haut placés, ils occupèrent à leur tour un haut rang dans le panthéon maya. La terre étant plate et carrée, les quatre frères eurent pour tâche d’en soutenir les quatre coins ainsi que de supporter les treize strates de la voûte du ciel. Souvent dépeint les bras levés, le Bacabs apparaît également sous la forme de jaguars et est par ailleurs associé aux quatre points cardinaux tels qu’ils sont ordonnés par l’arbre du monde maya : nord (blanc), sud (jaune), est (rouge) et ouest (noir). Le plus connu de la fratrie est Chac, le dieu de la pluie, et selon certains experts, le Bacabs serait les quatre visages de ce seul dieu.

Paragraphes précédents tirés du livre; Mythes et Légendes du Monde Entier, Éditions de Lodi

Mythe et informations complémentaire

Ixchell est une magnifique et ancienne déesse lunaire vénérée par les Mayas. Elle est la mère de plusieurs dieux et régule le cycle de la vie et de la mort. Elle est la gardienne des âmes, et vit son existence tant dans la peau d’une magnifique jeune femme lumineuse et séduisante, que dans la peau d’une sage matriarche sombre et puissante.

Le mythe d’Ixchel raconte qu’elle prit le Soleil pour amant, mais son grand-père en fut furieusement contrarié. Son grand-père lança donc sur elle, une attaque de foudre et la tua. Durant treize jours ensuite, les libellules chantèrent pour elle, en deuil. La magie de leurs chants provoqua sa résurrection. Elle reprit alors possession de sa vie, et retourna auprès du Soleil, mais leur liaison fut brève, car le Soleil l’accusa d’infidélité avec son frère. Elle fut alors évincée des cieux, mais pas pour longtemps. Le soleil comprit qu’il ne pouvait se passer de la compagnie de la magnifique déesse, et la supplia de revenir. Elle revint, mais peu de temps après son retour, le Soleil redevint jaloux à nouveau. Une légende raconte qu’il s’est emparé de son éclat, après une violente querelle. La laissant en possession d’une brillance argenté, lui ayant volé sa lumière solaire dorée. Elle se sentait trahie et, triste, elle le quitta.Cette fois, elle le quitta pour de bon. Depuis lors, elle demeura invisible au soleil, demeurant sous le couvert de la nuit et prenant la forme du jaguar. Elle devint véritablement libre, allant et venant selon ses uniques et propres désirs, ne laissant plus jamais personne être maître de sa vie et de sa destinée.

Ixchel était aussi celle qui arrosait les semences, en répandant la pluie, et son cet aspect, elle était nommée ‘’Dame Arc-en-ciel’’. Elle tire d’ailleurs son nom du mot arc-en-ciel (chel signifiant ceci et Ix signifiant déesse). Les femmes mayas au moins une fois dans leur vie, devait compléter un pèlerinage sur l’île sacrée d’Ixchel ( « île des femmes » Isla de las Mujeres), pour lui offrir des présents et recevoir sa bénédiction. Durant des centaines d’années, des femmes firent ce pèlerinage par bateau, et plusieurs des autels dédiés à Ixchel existent encore sur l’île.

Ixchel est une déesse forte, qui refuse de devenir une victime et qui prend en pleine main, possession de sa vie et de ses moyens. Elle refuse tout oppression. Elle fait face à l’adversité, sans detours. Elle s’alloue sans honte et sans remords, le pouvoir de choisir.

Ixchel est la déesse de la maternité, des sages-femmes, de l’obstétrique, de la médecine, de la fertilité et de la guérison. Elle préside aux naissances, et protège les futures-mères. Déesse de guérison et de médecine, elle est la patronne des médecins et des shamans (hechiceros). Ces derniers utilisaient des amulettes contenant de petites idoles et des pierres de divinations également, lors de rituels sous l’égide d’Ixchel.

Le lien entre cette déesse et la Lune est indéniable; elle en est la lumière, le mystère et l’expression de toutes ses phases. Elle a aussi cependant, un lien privilégié avec la terre. Un visage d’elle est celui d’une femme à la tête enserrée par un serpent, des os ornant sa jupe, et des oreilles et des griffes de jaguar composant sa physionomie. Sous sa forme de jaguar (forme sous laquelle elle voyage entre les mondes et échappe au Soleil) elle représente à la fois une shamane et une guerrière lunaire venant errer et se balader sur terre. Il ne faut pas oublier qu’elle est aussi celle qui arrose la terre, les champs et les semences. En plus de la lune et de la terre, elle est aussi déesse des pluies, des marées, des inondations, des tempêtes, de la foudre, des éclairs, du tonnerre et des catastrophes. Elle est déesse des cycles, du pouvoir sacré féminin, de la sexualité sacrée. Elle est à l’image de la Lune; une et multiple, et elle est déesse puissante, indépendante et auto-suffisante.

Elle personnifie la lune, mais une kyrielle de symboles lui sont associés. L’arc-en-ciel, par exemple, qui pour les mayas était un symbole de la fin de la destruction et de la naissance d’un âge nouveau de changement. La Lune électrique aussi, qui est placée sous le signe du cerf, qui est un animal majeur chez les mayas, parc qu’il est l’une des formes du dieu Tohil (dieu du tonnerre). Un dieu qui apparaît sous la forme d’un cerf blanc en général (symbole de la puissance virile et sexuelle masculine fertile) et apparut en cerf rouge à la déesse Ixchel.
De nos jours, dans le sud du Mexique, la déesse Ixchel est encore honorée, lors du Festival d’Ixchel, se tenant le 8 décembre. Ce festival est animés de processions, de bénédictions de bateaux et de champs.

L’île de Mujeres (l’île des Femmes) située près du Yucatan au sud du Mexique, est dotées de nombreuses statues de femmes. Ainsi que de temples, dédiés à Ixchel. Le plus important temple d’Ixchel situé à la pointe sud de l’île sur une falaise près du phare à malheureusement presque été entièrement balayé par le terrible ouragan Gilbert en 1988. On peut encore y deviner les murs et l’architecture. Le lieu servait aussi de poste d’observation astronomique.

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