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vendredi 18 juin 2010

La Lune en Chine et au Japon


Le calendrier traditionnel chinois comporte dix soleils, correspondant aux dix jours de la semaine chinoise, et douze mois lunaires régis par douze lunes différentes, la pleine Lune étant fixée au quinzième jour de chaque mois. À la pleine lune de l’équinoxe d’automne, soit au quinzième jour du huitième mois, a lieu la grande fête rituelle de la Lune, à laquelle les hommes ne sont pas admis. Au cours de cette fête, on mange des gâteaux en forme de croissant de Lune tout en faisant des offrandes de fruits et de fleurs d’amarante rouge à la déesse Heng-ugo, la mère des douze lunes. Les lunes doivent ensuite, l’une après l’autre, prendre place dans un grand chariot qui les conduit, après un voyage d’un mois, à l’est du monde.
Un autre calendrier traditionnel chinois établi à partir des phénomènes météorologiques ou naturels, évoque la ‘’lune des premières gelées’’, la ‘’lune du temps noir’’, la ‘’lune du grand froid’’, la ‘’lune du mois de l’élan’’, la ‘’lune du renne’’, la ‘’lune des premiers poissons’’, etc.

Une fête d’origine chinoise vouée à la contemplation de la Lune, la fête du Tsuki-mi, fut importée au Japon autour de l’année 897 et pratiquée à la cour impériale jusqu’au XIIe siècle. On y improvisait des ‘’waka’’ (poèmes de trente et une syllabes) et des haïkus (poèmes de dix-sept syllabes) en regardant la Lune, censée inspirer les poètes. Cette coutume s’est répandue dans les villes et les campagnes à partir du XVIIe siècle. Contrairement au Soleil, associé au principe mâle yang, la Lune chinoise est d’essence yin, c'est-à-dire féminine, humide, froide et passive. Elle est l’eau par rapport au feu, le froid par rapport à la chaleur, le nord et l’hiver par rapport au sud et à l’été. Assimilée aux eaux primordiales, la Lune provoque la pluie et la fécondité des femmes, des animaux et de la nature.


Le culte rendu à la Lune se retrouve dans mille petits détails de la vie quotidienne en Chine traditionnelle. Ainsi, les ponts qui enjambent les rivières sont en arc de cercle de façon à ce que, complétés par leur reflet dans l’eau, ils figurent le disque lunaire entier. Les anciens empereurs de Chine portaient des robes rituelles aux manches très larges qui dessinaient un cercle lunaire lorsqu’ils levaient les bras. Canon de beauté absolue à la cour impériale, la Lune se retrouvait jusque dans le visage plat, rond et blanc des concubines, dont les sourcils étaient arqués en forme de croissant de Lune.

La Lune; Mystères et Sortilèges, Édouard Brasey, Éditions du Chêne

mardi 15 juin 2010

Les fêtes mobiles de l’année liturgique chrétienne


La Lune était toujours associée aux anciens cultes païens, il est logique que son culte ait été interdit par les prêtres de la nouvelle religion chrétienne. D’ailleurs, dès le récit de la Genèse, dans l’Ancien Testament, le Soleil et la Lune sont désignés comme des ‘’luminaires’’ afin de bien montrer qu’ils ne sont que de simples sources de lumière naturelles créées par Dieu, et non pas des dieux : ‘’Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel pour séparer le jour d’avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années; et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit.’’

Durant des siècles, l’Église catholique romaine prit de sévères mesures pour détourner le peuple de ses anciennes pratiques païennes consistant à vénérer les arbres, les fontaines, et bien évidemment, la Lune. Dans son Sermon sur les superstitions, Saint Éloi s’exclamait : ‘’ Que personne n’appelle son maître le Soleil ou la Lune, et ne jure par eux.’’ L’un des moyens utilisés par l’Église pour contrer le paganisme consista tout simplement à christianiser les anciens lieux de culte. C’est ainsi que la Lune, considérée jusqu’alors comme une divinité païenne, fut assimilée au visage doux et rayonnant de la Vierge Marie émergeant de son grand manteau bleu nuit parsemé d’étoiles figurant la voûte céleste, les pieds posés sur un croissant de Lune. Dans les litanies qui lui sont consacrées, la Mère de Dieu est d’ailleurs couramment appelée ‘’Étoile du Matin’’ ou ‘’Porte du Ciel’’.

L’année liturgique chrétienne est fondée en partie sur des fêtes fixes instituées à partir du calendrier solaire (c’est le cas de Noël, associé au solstice d’hiver), et en partie sur des fêtes mobiles en rapport avec le calendrier lunaire : la principale d’entre elles est Pâques, dont la date, variable chaque année, est fixée depuis l’an 325 de notre ère au premier dimanche qui suit la pleine lune de l’équinoxe du printemps.

La Lune; Mystères et Sortilèges, Édouard Brasey, Éditions du Chêne

Perse, Inde et Islam


La Lune en Perse et en Inde

En Perse, avant l’avènement de l’Islam, le calendrier édicté par Zoroastre (628-551 avant J.-C.) divisait l’année en douze mois de trente jours. Le douzième mois était dédié à la Lune, symbolisée par la déesse Makh. Dans la ‘’Litanie à la Lune’’, Mâh Nyâyishn évoque les sacrifices offerts à la déesse : ‘’Je sacrifie à la Lune d’essence bovine, déesse riche en éclat, riche en khvarrah, riche en nuages, pleine de chaleur, riche en splendeur, très belle, pleine de prospérité, très douée, riche en profit, riche en verdure, bonne, qui donne des biens, guérisseuse.’’

En Inde, la plupart des grandes fêtes religieuses sont des fêtes mobiles dont les dates sont calculées en fonction de la Lune. C’est le cas notamment de Dwali, la célébration de la Nativité de Krishna, et de Dassera, la grande Nuit de Shiva. Aux pleines et nouvelles Lunes, des rituels védiques sont consacrés aux principales divinités telles que Soma, Agni et Indra. D’après la mythologie indienne, le dieu-Lune Soma quitte chaque mois le ciel pour se rendre sur la terre, où il féconde les eaux et les plantes. Un autre mythe indien raconte comment les eaux absorbées par le Soleil se rassemblent sur la Lune. Lorsqu’ils ont soif, les dieux vont y boire, ce qui provoque le phénomène des décrues de la Lune.

La Lune dans l’Islam
Le Coran explique que la Lune (Qamar en arabe) est, tout comme le Soleil, un des signes de la puissance d’Allah, qui l’a soumise aux hommes pour mesurer le temps : ‘’Son cycle permet le calcul des jours. Mais au jour du Jugement qui sera proche, lorsqu’on verra la Lune se fendre, elle rejoindra le Soleil et s’éclipsera.’’
Parallèlement au calendrier solaire, imposé par les nécessités agricoles, l’islam est d’ailleurs soumis à un calendrier religieux institué par le prophète Mahomet en 631. Depuis, chacun des douze mois lunaires qui constituent l’année commence officiellement lorsque deux hommes de bonne foi témoignent qu’ils ont vu se lever la nouvelle Lune dans le ciel. De même, le début et la fin du jeûne du ramadan sont fixés à partir de la première apparition à l’œil nu, de la nouvelle Lune, ainsi qu’en témoigne Ibn Jobayr, qui se rendit en pèlerinage à la Mecque en 1184 : ‘’Certains s’imaginaient voir le croissant et le montraient; mais, s’ils fixaient leur attention, il s’évanouissait à leur regard et leur rapport s’avérait mensonger… Dieu veuille faire lever son croissant sur les musulmans en sécurité et foi!’’ Lié à la mort et à la renaissance, le croissant de Lune est également présent sur les tombes. Associé à l’étoile, le croissant de Lune devient d’ailleurs le symbole du paradis. C’est pourquoi il est omniprésent dans l’islam, sur les tombes, au sommet des minarets, et des mosquées ou sur les drapeaux du pays, plus souvent musulmans (Algérie, Tunisie, Turquie, Pakistan, Mauritanie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan…).

La Lune; Mystères et Sortilèges, Édouard Brasey, Éditions du Chêne

lundi 14 juin 2010

La nouvelle Lune

Dans l’Antiquité, les trois nuits sans Lune étaient redoutées car, l’absence en de la Déesse blanche, les plus grands périls pouvaient survenir. Les prêtres faisaient alors des sacrifices aux dieux des Enfers, afin d’éviter leur colère. Ce phénomène de Lune noire est dû au fait que la Lune se lève et se couche en même temps que le soleil; la Lune est alors en conjonction avec le soleil. Mais chaque jour, la Lune retarde son lever de cinquante minutes sur le mouvement du soleil. Elle devient alors faiblement visible dans le ciel, sous forme de nouvelle lune, jusqu’à se lever à midi et se coucher à minuit au moment du premier quartier.

L’apparition de la nouvelle Lune, ou néoménie, servait à fixer le calendrier des assemblées, des sacrifices ou des réunions religieuses. On avait coutume de se réunir sur les hauteurs pour épier dans la nuit la première lueur du disque lunaire. Cette vision était dûment constatée par le grand prêtre et officiellement annoncé au son des trompettes. Les Chaldéens, les Égyptiens et les Juifs ont longtemps respectés cet usage, encore en vigueur aujourd’hui chez les musulmans.
Après l’angoissant intermède des nuits sans lune, l’apparition de la nouvelle Lune était pour les Anciens, un signe de renouveau, de chance et de fécondité. Des rites particuliers venaient saluer ce retour chez les Éthiopiens, les Sabéens, les Perses, et les Grecs. Les Olympiades, crées par Iphitus, débutaient à la nouvelle Lune. Horace signale cette même fête chez les Romains. Chez les Gaulois, les druides attendaient la nouvelle Lune pour aller cueillir le gui en portant un crossant de Lune en guise de pectoral. La fête de la nouvelle Lune était également à l’honneur chez les Hébreux.

Saint Augustin vilipenda les anciens sabbats à la Lune . ‘’Il vaut mieux que les femmes pelotonnent la laine en filant le jour du Seigneur, que de danser impudemment et du matin au soir les jours de nouvelles Lune.’’ Entre le VIIe et le XIVe siècle, plusieurs conciles élaborés par l’Église catholique interdirent formellement les anciens cultes à la Lune. En 1310, le concile de Trèves déclara : ‘’Il n’est pas permis d’attacher une importance particulières aux phases de la Lune. On ne doit pas pour de tels jours, préparer des tables dans les maisons avec des lampes et d’autres sortes de lumières, par plus qu’on ne doit danser et chanter dans les rues.’’ Malgré ces interdits religieux, les gens du peuple continuèrent longtemps à honorer l’astre nocturne.

La Lune; Mystères et Sortilèges, Édouard Brasey, Éditions du Chêne

La Lune et le temps


Bien avant l’invention des horloges, les premiers hommes ont mesuré le temps en observant les phases de la Lune. Les cycles de la nouvelle Lune, de la Lune croissante, de la pleine Lune, de la Lune décroissante et de la Lune noire, visibles par tous, ont servis de repères temporels aux pasteurs, aux paysans, aux voyageurs.
Pour Mircea Eliade, ‘’la Lune est l’instrument de mesure universel. Le même symbolisme relie entre eux la Lune, les eaux, la pluie, la fécondité des femmes, celle des animaux, la végétation, le destin de l’homme après la mort et les cérémonies d’initiation.’’
La Lune est ainsi à l’origine du calendrier le plus archaïque, le calendrier pastoral, instituant la semaine de sept jours (car tout les sept jours la Lune adopte une forme nouvelle : nouvelle Lune, premier quartier, pleine Lune, dernier quartier) et le mois lunaire, correspondant à un cycle complet de lunaison. L’année comportait ainsi treize mois de vingt-huit jours, à quoi il fallait ajouter un jour supplémentaire pour rattraper les 365 jours du calendrier solaire.

La Lune; Mystères et Sortilèges, Édouard Brasey, Éditions du Chêne

jeudi 3 juin 2010

Lune alchimique


Il fut un temps où… le Soleil passait pour un animal et la Lune, pour une plante. Il fut un temps où l’on croyait que la Lune agissait sur les plantes la nuit. Qu’elle régissait leur croissance, de sa lumière nocturne. Elle était la marraine des herbes, la magicienne nourricière nocturne de la flore. Ses rayons laiteux baignant les herbes et les fleurs, et leur permettant de croître. Astre aqueux, on lui a déjà attribué la présence de la rosée du matin. Eau hautement magique et pure, eau de fée et ingrédient magique de choix.
En alchimie, la Lune a une grande importance, ainsi que le Soleil. Indissociables, ils s’unissent en Alchimie, pour donner vie à l’être renouvelé (leur mariage préside à la renaissance) nommé Rebis. Un être qui a vécu une renaissance, enfantée et fécondée par l’union du Soleil et de la Lune, principes lunaire et solaire. Un être conscient de sa double nature lumineuse et obscure. Un être qui a su aller explorer ses facettes sombres, plonger dans ses profondeurs abyssales et découvrir ses propres mystères, énigmes et vérités. (Principe et legs lunaire.) Tout en ayant su remonter vers la lumière et en toute humilité, découvrir et accepté la dimension spirituelle de son être sur le chemin de la sagesse. (Principe solaire.) Unis, soleil et lune donnent corps au parfait androgyne, qui est le tout. La soleil est le dissolvant et la lune, le corps soluble.
En alchimie, la Lune est le principe féminin et, est liée à l’argent, métal de lune des alchimistes.

Pour l'alchimie les sept métaux étaient liés aux planètes:

•Or dominé par le Soleil
•Argent dominé par la Lune
•Cuivre dominé par Vénus
•Fer dominé par Mars
•Etain dominé par Jupiter
•Mercure (vif argent) dominé par Mercure
•Plomb dominé par Saturne

Elle est celle aussi la source de la Mirifica Aqua, l’eau qui donne la vie aux âmse et anime les corps et les organes. Les alchimistes grecs avaient à cet égard, l’exemple d’un dragon démembré, auquel l’eau de Lune restaurait son corps et lui rendait sa vie. Une métaphore servant à imager le pouvoir de la lune, ses vertus et ses propriétés. Il était dit aussi, que la rosée tombait du ciel, cadeau de la lune, et que seule cette eau d’ablution rendait le corps prêt à recevoir l’âme. Parce qu’il n’y avait pas d’eau plus pure.
De nombreux alchimistes étaient médecins et, voyait en la lune, une influence certaine régissant les modifications physiques de la maladie et de la santé, et croyaient qu’en étudiant et considérant ses phases, ils trouveraient des remèdes et obtiendraient la guérison. Ils croyaient que la lune était un élément décisif pour prononcer un diagnostic. Elle était jugée la plus importante planète à influencer la terre et ses habitant; expliquant sa puissance de par sa proximité avec la Terre.

La froideur de la Lune

La Lune est réchauffée et illuminée par le Soleil. Elle est vue comme un principe froid, mystérieux et souvent féminin. Dans les cultures où la femme tenait un rôle important au foyer, représentant chaleur et maternité, elle était souvent femme solaire et homme lunaire. Il est intéressant de faire le lien et d’explorer la vision de chaleur et froideur. Ainsi, les dieux lunaires, n’ont souvent rien à voir avec des pères de famille, des rois bienfaisants ou des natures chaleureuses. Ce sont souvent des gens centrés sur la connaissance, le savoir, l’érudition, le pouvoir et la science. Des sphères dites froides, mystérieuses et difficilement accessible; comme la Lune apparaissait souvent; mystérieuse et inaccessible. Régnant et régissant savoirs et sciences magiques, occultes et érudites.

Ce qui n’est pas étonnant si on sait que la froideur est liée à la raison, l’intellect et le détachement nécessaire à l’objectivité. Autant de qualités prisées quand on s’adonne aux très sérieuses sphères du savoir. Abordée de cet angle, la Lune bénéficie d’un éclairage intéressant. Elle est souvent associée aux humeurs changeantes, aux visages, aux facettes et aux instabilités et fébrilités; en un mot, elle est intensité! Alors, l’aborder par sa froideur et ce qu’elle peut avoir inspiré par le passé, apporte d’autres informations, d’autres pistes.

La froideur n’est pas seulement associée exclusivement au visages masculins et divins de la lune, car si pleine et ronde, elle est de facto associée à la femme et la maternité fertile en particulier, ses autres phases parlent de magiciennes, de sorcières et de shamanes. La froideur de ces femmes qui ne sont pas que de épouses et des mères, vient rejoindre la Lune. Dans différentes mythologies, les divinités féminines reliées à la lune sont aussi des ‘’femmes froides’’. C'est-à-dire que pour les divinités masculines lunaires la froideur est une vertu porteuse de savoir et d’érudition. Alors qu’au féminin, les divinités lunaires sont des femmes sombres, inaccessibles, mystérieuses et souvent effrayantes. Le pouvoir et la savoir au féminin ayant longtemps (et encore souvent!) fait peur. La sorcière, la magicienne, est souvent mauvaise fée, froide et cruelle. Combien de déesses et dames noires cependant, si nous dépoussiérons, ont des visages qui nourrissent et guident? Combien de déesses et dames noires ont été étouffées sous des qualificatifs maléfiques et péjoratifs au détriment de leur sagesse, de leur savoir et de leur profondeur? Beaucoup; elles sont nombreuses. La froideur de la lune au féminin est souvent maléfique, parce que l’érudition a longtemps été l’affaire des hommes. Pas que les femmes érudites aient été absentes, mais elles étaient étouffées et certainement pas mises de l’avant! La savoir dans la tête d’une femme était menaçant, dangereux et gênant. Ces femmes ne pouvaient être des épouses dignes et des mères compétentes, en plus d’être érudite, savante et magicienne. Elles étaient des icônes de froideur lunaire, fascinante, dérangeante et effrayante.
La femme froide lunaire était donc souvent, à l’image des déesses noires, initiatrices, sages, matriarches, magiciennes et sages, maléfique et crainte. L’homme lunaire froid était davantage accepté et acceptable, valorisé. Un érudit ermite était normal, une femme ermite érudite; froide, dénaturée et étrange. La froideur chez les deux genres, étant interprétée et vue différemment. Les déesses lunaires volcaniques étaient des ogresses, des monstrueuses caractérielles; les dieux lunaires ont figure plus posée. Les exemples sont intéressants et nombreuses, tout comme les pistes. La froideur de la lune apporte beaucoup de réflexions au passé comme au présent.

De nos jours, plus que jamais, cette Lune, astre froid est l’inspiration de millier de femmes fortes, qui sortent des rangs, mais aussi de mères et d’épouses. Les facettes de la Lune gagnent en richesses par les modèles contemporains et actuels des femmes qui façonnent au présent la cause féminine. Elle est la femme de pouvoir, la politicienne, la matriarche ménopausée que nous sommes enclin à revalorisée, la scientifique dans un monde encore très masculin ou la magicienne et alchimiste de l’ombre contemporaine. Elle est la prêtresse qui reprend ses droits, elle est la mère qui veille sur sa famille et l’épouse-amante. La lune a toujours fasciné, passionné et guidé, inspiré. Aujourd’hui plus que jamais, sa froideur s’exprime au féminin sans vertus et qualificatifs péjoratifs. L’ère est à la lune froide qui inspire les femmes à être ce qu’elles sont profondément, dans un monde où beaucoup est encore à faire, mais où la frigidité de l’âme des femmes fortes, pionnières et différentes, n’est plus systématiquement une froideur qui dénature. Une froideur qui n’exclut pas le feu, la vie et mille autre facettes, comme nous offre la Lune, à chaque mois.

dimanche 30 mai 2010

Le Lune

Le Lune
Parce que certaines cultures et certaines mythologies ont fait de la féminine Lune, un astre masculin, ou un dieu masculin, voici quelques visages d’elle, au masculin. Ne dit-on pas que tout à un pôle féminin et un pôle masculin? Et si la Lune, si féminine et si liée aux femmes, possédait aussi ses facettes masculines? Si ces peuples avaient vu bien juste en voyant parfois en elle, des facettes masculines? Un beau sujet d’exploration en perspective… commençons donc par découvrir quelques visage de Le Lune.

Chandra et Soma, les dieux hindous

Chandra signifie ‘’Le Brillant’’. Il est le dieu de la Lune, né du barattage de la Mer de Lait ou selon la version, de l’œil de Purusha, le dieu créateur de l’univers. Chandra a la tête ornée d’un croissant de Lune et il symbolise le cycle de la vie-mort-vie (vie, mort et renaissance). Il perdra de son importance dans la mythologie hindoue, au profit du dieu Soma, mais demeurera toujours le père de la lignée lunaire.

Soma est le dieu incarnant la Lune. Un dieu lunaire représenté dans un chariot tiré par des chevaux blancs, et traversant le ciel. Soma est le dieu lunaire qui rythme l’écoulement du temps. Sous son règne, la lune devient un sablier céleste. Source d’inspiration, il devient aussi le symbole de l’union entre les hommes et les dieux, et de la communion avec l’univers. Tous reliés par le passage du temps.

Thot et Khonsou, les dieux égyptiens

Thot est le dieu de la sagesse et de la connaissance. Il est souvent représenté comme un homme à tête d’ibis ou de babouin. Il est seigneur des paroles divines, scribe des dieux, chargé du décompte minutieux des mois et des années qui s’écoulent. Il comptabilise et calcul. Sa science du temps et son intelligence mathématique font de lui le symbole de la Lune dont découle des connaissances précises issues de calculs précis de ses phases et cycles. Thot inventa un calendrier, divisa le temps et présida à l’écriture de l’hisoire. On dit que Thot voyage dans le ciel, dans une barque lunaire.

Khonsou le dieu navigateur. Dieu Lunaire très ancien, Khonsou est souvent représenté sous la forme d'un homme au visage de faucon. Porteur d'un croissant de Lune sur la tête, ce Dieu Lunaire est devenu le "navigateur" qui croît et décroît chaque mois dans le ciel. A l'origine, Khonsou était une divinité terrifiante. Il était considéré comme le chef des mauvais génies apportant les maladies et la mort, concevant les destins, et ayant un rôle déterminant dans la vie des hommes. Puis, perçu comme le fils de Mout et d'Amon, il devint le symbole du rajeunissement, et fut dès lors considéré comme un Dieu protecteur et guérisseur.

Sin le dieu babylonien

Il est le père du dieu soleil Shamash, lui, le dieu lunaire des babyloniens. Il flotte autour de Sin, une aura de mystère et de sagesse, qui le suit dans tout ses voyages.
Chaque soir, Sin monte sur sa barque, qui apparaît dans le Ciel sous la forme d'un croissant Lunaire. Navigateur nocturne, Sin projette sa clarté sur l'obscurité des nuits, faisant ainsi obstacle aux forces ténébreuses de l'ombre.
Lors de la création, Mardouk fit de Sin le maître du Temps : "Au début du mois pour briller sur le pays, des cornes tu montreras. Au septième jour, divise en deux la couronne. Au quatorzième jours, tu te placeras face au Soleil..."
Le croissant lunaire laissait ainsi la place à un disque, qui se dessinait dans le ciel comme une couronne étincelante. Ces transformations successives et régulières conféraient d'ailleurs à Sin un certain mystère : aussi le considérait-on comme celui "dont aucun Dieu ne pénètre le coeur profond’’.

Tsuki-Yomi dieu japonais
En se lavant l'oeil droit, Izanagi donna naissance au dieu de la Lune, Tsuki-Yomi. Son nom japonais, Tsuki (Lune), Yomi (compter), l'associe au calendrier primitif. La fonction principale de Tsuki-Yomi, en tant que Dieu Lunaire, est de compter les mois qui passent. Il a le pouvoir de contrôler le défilement du temps, et d'illuminer l'obscurité. Tsuki-Yomi, Dieu de la Lune, vivait dans ciel avec sa soeur Amaterasu, Déesse du Soleil. Un jour elle l'envoya en ambassadeur auprès de Uke-mochi, Déesse de la nourriture, pour participer à un merveilleux repas. Mais quand Tsuki-Yomi vit que la nourriture qui lui était servi provenait de la bouche et du nez de la Déesse, il fut si dégoûté qu'il la tua sur le champ. Fâchée contre lui, Amaterasu ne voulut plus jamais le revoir. Dès lors, les deux enfants d'Izanagi vivent en alternance dans le ciel, expliquant la succession du jour et de la nuit

Máni dieu germanique
Dont le nom en vieux norrois veut dire Lune, qu’il personnifie. La personnification de la Lune sous les traits de Máni, est attestée dans l’Edda Poétique, compilation du treizième siècle par des sources traditionnelles. Il y est dit qu’il est le frère de Sòl (le soleil) et le fils de Mundilfari. Il est dit aussi même s’il n’existe pas beaucoup de traces, que ce dieu lunaire nordique aurait eu un lien avec les arts des skaldes.

Rahko dieu finnois et sami
C’était le dieu gardien du temps, qu’il gérait et illustrait dans le ciel la nuit, avec la lune, ses cycles et ses phases.

Tecciztecatl dieu aztèque
Dans la mythologie aztèque, Tecciztecatl (dieu de la vieille lune) était une divinité lunaire. Il représentait le vieil homme sur la lune. Son destin aurait pu être celui de devenir le dieu du soleil, mais il avait peur du feu, donc Nanhuatzin devint le soleil et Tecciztecatl (sous la forme d’un lapin) a promptement été envoyé sur la lune. Dans certaines représentations, il est vu portant sur on dos, un énorme coquillage blanc sur son dos. Représentant la Lune elle-même. Dans d’autres représentations il a des ailes de papillons. Il est le fils de Tlaloc et Chalchiuhtlicue.

Mên dieu phrygien
Il était un dieu lunaire lié aux fonctions de fertilité, soins, guérison et châtiment. On dit de lui que les pointes du croissant de lune étaient déposées sur ses épaules. Il portait une cape phrygienne. Dans sa main gauche il tenait un bouclier et dans sa main droite, une épée.

Il existe sans aucun doute d'autres visages masculins de la Lune, que nous connaissons moins. Il est tout de même intéressant de faire plusieurs liens entre ces dieux, et plusieurs observations en lien avec la Lune. Plusieurs des dieux ci-haut nommés, possédait le pouvoir lunaire du temps et de compter le temps. Régir le temps semblait être pour plusieurs, une fonction masculine. Quelques-uns ont aussi une double face; une bienfaitrice et sage, et une sombre et terrifiante. Comme quoi, de tout temps, qu'elle soit masculine ou féminine, la Lune si fascinante et changeant à inquiété et même parfois terrifier. On représente beaucoup ces archétypes de dieux (d'hommes) de lune comme de vieux sages, de érudits et des savants. L'un d'eux est peureux et préfère la lune à la chaleur du soleil. Sans doute a-t-il écouté son côté féminin! (Non pas à cause de la peur cependant! ;)) Qui sait? Les dieux lunaires sont ceux qui régissent le temps, se chargent de la compter, de le garder et de le surveiller. C'est dans cet aspect entre autre, très pragmatique et logique qu'un dieu plutôt qu'un déesse pouvait trouver sa place sous la visage de la Lune. Certains dieux sortent un peu de cette considération souvent, vue. Certains sont magiciens qui punissent autant qu'il guérissent. D'autres sont responsable du cycle de vie-mort-vie mois après mois, mimer dans le ciel, par la lune.

Cela laissa place à beaucoup de pistes et de réflexions. Pour moi, la Lune est féminine, mais je ne rejette pas le fait que certains hommes se voient et se reconnaissent en elle. Pour eux, il existe ces dieux lunaires, et à eux de chercher et de creuser le chemin vers eux. En tant que femme et adoratrice de la Lune, je suis heureuse de savoir tout cela, et je pense que comme nous, femmes, la Lune doit bien avoir son petit côté masculin.

samedi 22 mai 2010

Le Saule et la Lune


Le Saule et la Lune
Saille (Saule) Le saule dans l’alphabet des arbres représente les rythmes de vie féminins et lunaires. Il cherche l’eau, prospérant sur les bords humides des lacs et des cours d’eau ou dans les prairies inondées. L’eau et les marées sont gouvernées par l’attraction de la Lune. La Lune dans ses rythmes mensuels est féminine, contrastant avec les rythmes quotidiens et annuels du soleil. À plusieurs égards, les Celtes tenaient la femme en plus haute estime que ce que nous faisons aujourd’hui. Au niveau matériel, les femmes étaient détentrices des propriétés, et quiconque contrôle la propriété contrôle le ménage. Des femmes de tout type de tout âge apparaissent dans le panthéon celtique, la force spirituelle des hommes et la qualité donneuse de vie des femmes étant reconnues comme égales. Il y avait de nombreux collèges de druidesses –femmes instruites et enseignantes- respectées spécialement pour leurs dons de voyance, souvent exprimés par des rêves, ou des visions nocturnes.
La déesse Brighid dont l’un des attributs est la voyance, a sa fête de Feu au cours du mois du Saule.

La fête d’Imbolc ou Brigantia, est l’une des deux Fêtes du Feu parmi quatre du Cycle annuel. La saule est en plus consacré à la déesse de la Lune, qui gouverne ce moi. Le saule offre aussi une protection contre les maladies humides, et il y a beaucoup de références dans le folklore à l’efficacité de cet arbre contre les affections. Les chimistes modernes extraient de la salicine de son écorce pour l’utiliser dans le traitement de la fièvre rhumatismale. Confirmant ainsi à leur manière l’efficacité des remèdes populaires.
Le tirage du saule révèle votre côté féminin, un côté que nous possédons tous à un certain degré, et qui, quand il est complété par le côté masculin, crée une spiritualité vraiment équilibrée; la passage du temps est marqué par le cercle rythmique du soleil et de la Lune, créant ensemble le dessin de l’années, ponctuée par les jours et les nuits. Le don féminin de fertilité est représenté dans le symbolisme du saule. Ses chatons apparaissent au début du printemps, avant que les bourgeons des feuilles ne commencent à s’ouvrir. Contenant du nectar, ils contrôlent l’activité des abeilles car elles s’éveillent de la torpeur hivernale et commencent le cycle estival du transport du pollen.

Dans une période déséquilibrée de votre vie, le saule peut dénoter un déséquilibre au niveau spirituel de votre vie. Révélant que vous êtes en conflit avec une facette de vous-mêmes, ou que vous vivez un grand bouleversement. Vous devez alors davantage prendre soin et vous attardez à votre côté féminin, observant ses rythmes et ses rêves. Au rythme de la Lune; cela peut vous aidé.

Source : La Tarot Celte des Arbres, Liz et Colin Murray, Tredaniel

Magie du Saule; magie lunaire
Le saule est parmi l’un des arbres les plus près de la lune. C’est un arbre lunaire et il a un lien tissé serré avec elle. Ils sont complices et liés en diverses choses. Tout deux sont reliés à l’élément de l’eau, aux rêves et aux émotions. Le saule blanc (salix alba) est particulièrement prisé en herboristerie et en magie également. C’est évidemment, un compagnon et ingrédient de choix quand on pratique la magie lunaire, que ce soit de manière sporadique ou régulière. C’est aussi un arbre de choix au pied duquel déposes ses offrandes à la Lune quand c’est possible. Le saule blanc est un grand arbre majestueux à feuilles caduques, qui aime l’eau et pousse donc toujours près d’une zone d’eau. Il peut atteindre la taille de 25 mètres de hauteur. Ses branches sont munies de feuilles lancéolées vertes sur la surface et argentées et velues dessous. Au printemps, des chatons jaunâtres y poussent. Son écorce de couleur gris foncé est profondément fissurée et contient de l’acide salicylique, qui est l’ancêtre et fut composante, de l’aspirine.
En magie le saule est de genre féminin et associé à la Lune comme planète, bien évidemment. L’élément qui lui est associé est l’eau. On lui associe aussi les déités suivantes : Artémis, Cérès, Hécate, Perséphone, Héra, Mercure, Belili , Belinus, Sin, Thot, Khonsou, Chandra, Soma, Tsuki-Yomi, Séléné, Heng-Ngo, Mama Quilla, Coyolxauhqui, Mawu Lisa, Cerrydwen, Arianrhod, Morrighane, Isis, Jara, Lilith, Frigga, Freya, Asherali, Diane. Pour ne nommer que ceux et celles-là.

En Grande-Bretagne les tumulus mortuaires qui sont placés près des marais et des lacs étaient alignés avec des Saules, probablement à cause de son association symbolique avec la mort.
Les feuilles de Saule sont portées sur soi ou utilisées dans des mélanges visant à attirer l'amour, et le bois est utilisé pour façonner des baguettes magiques dédiées à la magie lunaire. Si vous souhaitez savoir si vous allez vous marier dans l'année, lancez une de vos chaussures à travers les branches d'un Saule blanc à la Saint-Sylvestre. Si elle n'accroche pas dans les branches, vous pouvez essayer encore 8 fois. Si votre chaussure reste dans les branches, vous vous marierez dans l'année (mais vous devrez secouer l'arbre ou grimper dedans pour récupérer votre chaussure).

Toutes les parties du Saule blanc protègent contre le mal, et peuvent être portées sur soi ou placées dans la maison dans ce but. Pour vous protéger du mal tapez sur un tronc de Saule comme si c'était une porte. Les feuilles, l'écorce et le bois du Saule blanc sont aussi utilisés dans les rituels de guérison. Si vous voulez conjurer les esprits, mélangez et broyez de l'écorce de Saule blanc avec du Bois de Santal et brûlez le tout dehors en Lune décroissante. Les balais magiques, et plus spécialement les balais sorcières, sont traditionnellement liés avec une branche de Saule blanc.

La puissance du saule

Par Glennie Kindred
(Publié à l'origine à Imbolc 1997)

Le saule est l'arbre le plus associé à la lune, l'eau, la Déesse et tout ce qui est féminin. C'est l'arbre du rêve, de l'intuition et les émotions profondes. Symboliquement, il appartient au début du printemps, lorsque toute la vie s'agite dans les profondeurs et commence à tirer vers l'extérieur une fois de plus. Dans l'alphabet Ogham, le saule est Saille qui est devenu anglicisé en "Sally", qui signifie une explosion soudaine d'émotions, d'action ou d'expression (pour «sortirais"). L'ancien français "Saille" signifie également de se précipiter tout à coup et le latin «salire» désigne à bondir. C'est l'énergie sous-jacente du saule, et la clé pour comprendre l'esprit puissant de ce bel arbre.

La fête du printemps au début de l'Imbolc, Oimelc ou Imolg est l'un des deux grands festivals de Feux féminins parmi le cycle annuel de quatre. Imbolc est célébré, au début du Février et, comme le saule, est sacré pour Brigit, Brigantia, mariée, est l'aspect de jeune fille de la triple déesse. Il célèbre sa réapparition en tant que jeune vierge de la solidité des montagnes de la Cailleach mère - elle qui est de l'hiver, les tumulus et les endroits sombres. Cailleach, l'aspect Crone de la Déesse triple, les boissons du bien de la jeunesse et se transforme en mariée / Brigit qui est son autre soi-même. Ceci est la version celtique du Demeter / histoirede Koré, représentant les mystères de la vie, la mort et de renaissance. Imbolc est sacré pour les femmes et le pouvoir des principes d'inspiration féminine, de guidance et poésie. En Irlande, Brighid est la déesse de la guérison et des forgerons. L'église a transformé cette fête en Chandeleur et conservé une grande partie de la symbolique païenne. Il est un temps d'initiation et des commencements et célèbre le renouveau de la puissance de la Mère Terre et l'union avec le principe mâle de la lumière du soleil.

Le saule a beaucoup à nous enseigner dans ses associations avec nos aspects féminins. En passant du temps avec des saules, ou en utilisant le bois pour fabriquer un talisman ou une baguette, en le prenant en traitement herbolitstique ou comme un remède fleurs de Bach, nous pouvons approfondir ce sujet. Passer du temps avec des saules à la pleine lune ne peut qu'accroître la puissance des idées et la compréhension de l’être. Travailler avec le saule au début du printemps, lorsque l'énergie du saule et l'énergie de la Terre sont alignés, c’ est aussi un moment particulièrement puissant pour explorer ses aspects.

Le saule a toujours été connu comme un arbre de rêve et d'enchantement, et il était associé dans la légende celtique avec des poètes et des sorts de fascination et contraignant. C'est l'énergie lunaire du saule, qui nous met en contact avec nos sentiments et nos émotions profondes, et c'est la capacité du saule pour nous aider à exprimer ces sentiments, les laisser sortir, eux et leur propre charge par bonds fantastiques de l'éloquence inspirée et en toute compréhension. Notre profonde pensée inconsciente nous parle à travers nos rêves. Si vous avez perdu le contact avec vos rêves ou vous désirez accroître leur activité, procurez-vous une baguette de saule et posa la sous votre oreiller sous votre oreiller. Vous verrez, vos rêves deviendront immédiatement plus vifs et plus significatifs. Étudier vos rêves, tenez-en un journal, vous constaterez que l'ouverture de votre intuition pour leur interprétation peut conduire à la guérison des problèmes émotionnels et de libérer les tensions dans votre vie.

Ce mouvement sur le plan affectif, de permettre aux émotions de venir à la surface grâce au saule, est la puissance de l'énergie essentielle du saule. Les profondes douleurs émotionnelles bloquent l'énergie du corps et peut causer de nombreuses maladies. Le saule permettra à la personne à se déplacer à travers les nombreux niveaux de tristesse, exprimer la douleur par les larmes et les mots, et, en se déplaçant à travers ces émotions, faciliter la cicatrisation. Le remède des fleurs de Bach Saule est à consommer par ceux qui ont souffert l'adversité ou le malheur dans la vie et qui risquent de rester aigri par elle. Saule va aider le mouvement de cet état négatif et ce, en bonifiant le présent, et l'implication dans le présent.

Lorsque vous êtes soit trop stimulés par vos sentiments ou coupés d'eux, le lien avec un arbre avec un diapason de l'eau contribuera grandement à vous rééquilibrer. Si vous êtes attiré par un arbre particulier, suivez cet élan et aller toucher l'arbre avec une ouverture et une volonté d'accepter vos réponses intuitives. Le contact physique avec un arbre aidera à équilibrer l'énergie de votre corps, et debout ou assis en contact avec un arbre que vous pourriez recevoir un aperçu et des pensées inspirées. Si vous sentez que vous avez établi une connexion profonde avec un arbre et que vous souhaitez mettre fin à cette communication, il fat se déplacer lentement hors de son champ et se concentrer à envoyer un peu d'amour-lumière autour de l'arbre. Il a été prouvé que le monde végétal est grandement amélioré par la présente. Une attitude de Merci et de gratitude pour la nature est aussi un moyen sûr de l'ouverture des canaux de communication avec les arbres et les plantes.

Un remède à base d’ écorce de saule, a été utilisé pour ses qualités anti-douleurs pendant au moins 2.000 ans. Le Salix alba (saule blanc, hart, osier) renferme de la salicine, qui est transformé en acide salicylique dans le corps. L'acide salicylique est étroitement liée à l'aspirine, le médicament de synthèse qui a remplacé l'écorce de saule de l'usage populaire. L'écorce de saule réduit la fièvre et les rhumatismes et soulage, ce qui est une maladie commune dans les îles humides. Une décoction peut être utilisée pour les amygdalites et comme un bain de pieds pour la transpiration des pieds. L'écorce est recueillie au printemps, en faisant attention de ne pas blesser l'arbre ou il mourra. La décoction est faite par trempage 3 c. à thé (15 ml) de l'écorce dans une tasse d'eau froide pendant 2 - 5 heures. Ensuite, porter à ébullition. Filtrer et prendre un verre de vin plein chaque jour, une gorgée à la fois. L'écorce peut être séché, réduite en poudre et stockée dans un récipient hermétique.

Le saule noir (Salix nigra) à une écorce sombre comme par opposition au vert clair du saule blanc. Ses propriétés ne sont pas les mêmes, mais en herboristerie il a été utilisé dans le passé comme un sédatif aphrodisiaque et sexuel.
Le saule jaune (Salix caprea) est utilisé dans beaucoup de cas de la même manière que le saule blanc, mais l'écorce en infusion est recommandée pour l'indigestion, la coqueluche et lacatarrhe. Il peut également être utilisé comme antiseptique et désinfectant.
Culpeper dit dans son complet à base de plantes "La lune possède le saule» et il était connu comme l'arbre des sorcières et l'arbre de l'enchantement. Robert Graves parle d’une sorcière un osier et de méchants sorts tirés de la puissance du sort. Les tiges de saules sont utilisés pour lier les objets magiques et sacrés, et populaires dans la composition du balai de sorcière qui est traditionnellement faite avec une poignée de cendres et de bouleaux en brindilles lié avec de l'osier.

Les baguettes de saules sont utilisées pour n'importe quel rituel associé à la lune et comme une protection pour des voyages en profondeur dans le monde souterrain et de l'inconscient. Le saule est capable d'améliorer les sauts inspirés de l’imagination et est recommandé pour être utilisé lorsqu’on cherche à assimiler les enseignements d’une femme sage ou d’un capitaine, car elle rend la compréhension de la sagesse instruite transmise par d’autres plus faciles. Le saule a aussi le pouvoir de nous mettre en contact avec les mémoires ancestrales dont on peut tirer conseils et enseignements.

En travaillant avec la lune et les cycles de la lune, nous nous reconnectons aux dualités lumineuse, ainsi qu’aux marées, à la mer, l'eau et les qualités de l'eau qui coule qui permettent la compréhension des émotions , et permette l'harmonisation et l’acceptation. La Lune magique nous met en contact avec nos émotions et l'inconscient, l’équilibrant avec le sens rationnel solaire. La lune représente la déesse et tout ce qui reflète et indique la puissance des femmes.
Le saule est utilisé pour les charmes de la fascination et la reliance , et pendant la lune de printemps, nous avons le pouvoir de la jeune fille du printemps qui fascine et qui lie le pouvoir du jeune roi. Aphrodite est associée avec le printemps et la moitié éclairée de la Lune, la cour et le syndicat qui bénit la terre à la fertilité. la mythologie britannique et irlandaise est également riche en légendes de la séduisante Maiden qui est appelée Olwen, Niwalen, Gwenhyver, Cordelia, Blodeuwedd et beaucoup d'autres, qui engagent le jeune roi dans une expérience profondément sexuelle.

La magie de l’abre se situe généralement dans la classe de la magie sympathique qui opère à travers la doctrine des signatures. Cet article stipule que le végétal agit sur cette partie du corps à laquelle il ressemble le plus. Cela peut être sous-divisé en magie homéopathique (la loi de similitude) et de la magie contagieuse (la loi de contact, en utilisant un objet magique facturés). Même les objets sur le marché s’ils sont faits en saule posséderont les qualités du saule, qui ne peuvent être atténuées. La flexibilité des rameaux de saule doit nous inspire à se déplacer avec la vie, plutôt que de résister à ce que nous ressentons, et peut également vous aider à lâcher le confort des réponses conditionnées à des expériences de vie et de s'orienter vers une plus grande acceptation de soi et des autres.

Saule pleureur reflète son association avec la douleur. En portant un morceau de saule (comme dans la chanson populaire "Tout autour de mon chapeau, je vais porter le saule vert"), une personne pourra avoir accès à tous les niveaux de douleur liée à une perte, et être en mesure de se déplacer dans tous ces différents niveaux, exprimant l'ensemble de l'expérience émotionnelle profonde, pour obtenir la guérison et la force intérieure.
Lorsque l'une des branches de saule ou de brindilles se déconnecte, il saura facilement se transformer en un nouvel arbre si elle rencontre des sols humides et des eaux; cela nous enseigne que dans une perte il y a la possibilité de croissance et de guérison. Le saule est l’un des meilleur bois du sourcier, avec le noisetier et le bouleau.

La magie homéopathique et la magie commune peuvent être combinées dans la fabrication des baguettes magiques, talismans et autres objets réalisés pour un usage personnel ou rituel. Faire une baguette de saule implique que toutes les qualités du saule sont naturellement contenues dans le bois, même si vous voulez charger ou habiliter certains aspects d'usage spécifique. Les baguettes de saules sont utilisées chaque fois qu'il y a un besoin de communiquer avec l'intuition, les rêves, la clairvoyance, les visions, l'écriture poétique et inspirée ou des images, et chaque fois qu'il ya soit un excès de torpeur émotionnelle ou affective, ou lorsqu'il y a des sentiments négatifs qui doivent être travaillé par le biais. Utilisez un morceau de saule fraîs, coupé de l'arbre avec le respect approprié et le rituel, ou une pièce fraîchement tombée de l'arbre. Vous pouvez utiliser cette partie de saule pour y dessiner ou graver des symboles ou le découper en formes de symboles magiques. Que vous pourrez ajouter à votre baguette pour dynamiser l’effet du saule en elle, encore davantage. Il est plus facile à sculpter le bois frais, puis laisser sécher. Les petits rameaux se dessèchent rapidement, sans fissures dans une maison, mais il est préférable de laisser les gros morceaux de bois sec lentement sécher dans un hangar ou un local, ou sous une haie. Quand il est sec, il peut être poli avec plusieurs couches de cire d'abeille pour protéger le bois, ou laissé au naturel.

Les Talismans peuvent être faits de la même manière, peut-être en utilisant la forme naturelle du bois naturel et d'inspirer une sculpture. Les Talismans peuvent être portés autour du cou ou en broche, ou gardés dans une pochette ou dans une poche et gardé à proximité. Ils peuvent être gravés de symboles magiques pertinents et reliés à leur utilisation.
Le symbolisme n'est pas fixe, il n'ya pas de bonnes versions de rien, et le saule stimule notamment notre capacité à suivre nos intuitions et de trouver des significations propres derrière les symboles. C’est aussi vrai pour les enseignements de la Lune. Un autre point en commun qu’ils ont. Il est vrai qu'il ya des significations traditionnelles associées aux choses, mais les traditions doivent évoluer et inclure de nouvelles idées et façons de travailler. On peut évoluer vers un nouvel ensemble de symboles, un intérêt particulier pour nous, que d'autres peuvent adopter et intégrer dans un nouveau système. Ce qui était valable pour les personnes dans une partie de notre évolution ou l'histoire ne peut plus s'appliquer.Les Interprétations peuvent ne plus parler à la conscience ou l'inconscient. Les motifs doivent être puissants et utilent à notre évolution spirituelle actuelle. Nous avons appris à regarder notre intuition comme peu fiables, mais nous savons que ce n'est pas vrai et nous devons l'utiliser plus afin de développer notre capacité à l'utiliser à plein. La puissance du saule peut renforcer cette volonté, tout comme la Lune dont il est l’un des plus grands alliés.

Mots-clés : L’inconscient, l’expression des émotions, féminin, féminité, Lune, fertilité, magie, rêves, inspiration, visions.

Source : The Tree Ogham, Glennie Kindred.


Personnalité du Saule et correspondances (astrologie celtique)
Il existe au moins 500 espèces de Saule... à partir de grands arbres aux plantes arctiques à peine deux pouces de hautes. Le Saule européen est également connu comme le Saule blanc en raison de son écorce grisâtre. La variété américaine est appelée le Saule noir en raison de son écorce de couleur noire. Avec les peupliers et aulnes, cet arbre se trouve généralement croissant en abord des ruisseaux et rivières basses, avec une préférence pour les zones humides et marécageuses. Sa profusion de branches, qui se tournent vers la source d'eau, créez une forme vaste et ses feuilles sont longues et fines, recouvert de poils d'argent qui donnent un aspect argenté. Les saules peuvent facilement et vigoureusement repousser à partir des souches. Ses fleurs sont minuscules et ne portent aucuns pétales. Il s'agit d'un arbre imposant avec un tronc épais. Les chatons du saule, qui apparaissent au printemps précoce avant à l'apparition de feuilles, attire des abeilles pour commencer le cycle de pollinisation.

Il existe deux types de personnalités saule (une division qui se rapporte à tous les signes d'arbre celtique). Le caractère "Nouvelle Lune" est associé avec les deux premières semaines d'un signe et le caractère "pleine lune" est associé avec les deux dernières semaines.
La "Nouvelle Lune" influence un saule individuel qui tend à être plus enclin à des changements d'humeur soudains et affiche les traits de caractère fiables. Ces personnes sont toutefois enclicnes à tirer parti de toute opportunité qui se présente. L'individu de Saule "pleine lune" a tendance à ne pas tenir compte des conseils, même si son propre raisonnement souvent manque de crédibilité. Le saule "pleine lune" est, cependant, l'ingéniosité des deux types et est béni avec une mémoire encore plus exceptionnelle que son homologue de "Nouvelle Lune".
En général, les individus Saule sont fondamentalement articulées, aventurier, débrouillard et possède une mémoire étonnante. Ils ont un lien profond avec la Lune. Les Personnes du saule sont émotionnels et énigmatiques, réagissent rapidement aux situations mais sont sujettes à des changements d'humeur soudain, qui peuvent les rendre difficiles à approcher. Étant astucieux et pratiques, ils peuvent être de brillants inventeurs mais sont également attirées sur les mystères inexpliqués de la vie. Comme ami, l'individu Saule peut être un puissant allié... d'autre part, il ou elle peut faire pour un ennemi redoutable. Les Saules ont un type de ténacité passive et peuvent être des conseillers extraordinairement sages et être des parents protecteurs, proches et compréhensifs. La personne Saule est souvent réticente à pardonner et oublier, sa rancune peut entraîner des ruptures amicale et familiale profondes. Au boulot, ils occupent des positions de responsabilités, mais ont du mal à faire un choix de carrière définitif. S’ils sont enseignants, ce seront de remarquables enseignants. En société ils adopteront rarement une attitude controversée, mais en privé ils adoptent une position plus ferme et carrée, avec plus de force et de franchise. Ils possèdent une imagination hyperactive qui suit les mouvements de la Lune, connaissant un léger repos à la Lune Noire. Ils ont une tendance à l’hypocondrie. Le saule est très préoccupé par sa famille qui est au cœur de ses priorités. C’est un être loyal envers les membres de sa famille, et il peut se passionné par la généalogie. La figure de la mère influence et domine la personnalité saule toute la vie, en général. Une fois marié cependant il reporte son attention sur sa famille et son conjoint.

L’énergie lunaire agit directement sur les natifs du saule, qui ont souvent un côté artistique très fortement développé. L’inspirations des saules ira aussi selon les cycles lunaires ; les pleines lunes rendant leurs esprits fourmillants. Les lunes noires voilent leur créativité et obligent leurs personnalités hyperactives au niveau de la création, à prendre du repos. En mûrissant, ils approchent la sagesse de la Crone, et leur sagesse devient de plus en plus juste et avisée. Avec le temps ils deviennent donc des sages qui se bonifient.
Objectif physique : présent sur terre pour apprivoiser la relation au matériel et intégrer le cycles de l’évolution des valeurs et des mœurs. Enseigne que le changement est primordial pour la croissance.

Objectif mentale : pour apprendre un concept en particulier ; celle de la répétition. Tout ne peut pas être compris en une seule phrase ou en une seule fois. Il faut apprendre la patience et la ténacité.

Objectif spirituel : apprendre qu'il doit y avoir des périodes de repos plutôt que d'activité continue.

Mois : février... quatrième mois du calendrier celtique. Un temps pour la purification et le nettoyage de l’ancien tout en faisant de la place pour ne (re)nouveau. Alias: "Lune des sorcières" et «Lune de balance»

Gemme : Pierre de Lune

Animaux : Serpent ; symbole de soins et de sagesse, de médecine et de mue (changement)

Le lièvre - le lièvre était un animal particulièrement sacré pour Andraste, la déesse. Les mouvements du lièvre étaient parfois utilisés pour la divination. Il est dit que Boudicca utilisait le lièvre juste avant sa dernière bataille avec les Romains. Associé à la transformation, le lièvre est symbolique de l'adaptation, les enseignements cachés et les messages intuitifs.

Serpent de mer - dans tous les mythes antiques de la création, les serpents de mer ont été étroitement liés à la croissance de l'humanité en termes spirituels. Les légendes de serpents de mer sont généralement associés à l'aspect de transformation dans les festivals de feu des Celtes. Le serpent sacré est associé à l'aspect de la déesse de la lune... un esprit passif mais création en perpétuelle mutation. Même chose pour le serpent de mer si profondément lié au saule et à la Lune.

Tradition, folklore et cie
L'arborescence du saule se développe dans les domaines où règne l'humidité. Ils sont souvent trouvés sur les rives de la rivière. Il y a la variété commune du saule, Saule blanc, Saule pleureur aussi. L’humanité à travers les âges a utilisé le saule pour la guérison, et outil spirituel. Le saule blanc est un matériel traditionnele dans la confection de panier. Dans la guérison, l’écorce de Saule blanc sert à faire baisser la fièvre, à soulager les allergies nasales tels que la fièvre des foins et comme un analgésique. Les baguettes de saule sont utilisées dans les rituels de guérison. Le saule est un gage d'un écosystème sain et de l'eau saine. Le saule est un symbole de sagesse et de la guérison de notre terre, ainsi que de ces enfants. Des légendes et des histoires ont été écrites sur le saule pendant longtemps. Les légendes et les histores couvrant une variété de cultures à travers le monde.

La tradition celtique utilise un alphabet des arbres et attribue des associations de l'arbre à la roue de l'année dans un système astrologique. Dans les associations magiques le saule représente l'amour romantique, de guérison, de protection, de la fertilité et est particulièrement puissant pour les mystères des femmes. La lune du saule ou Saille est la lune des sorcières L'arborescence de saule est associée à la mort et de la Renaissance dans les cultures celtiques et moyen-orientales. Branches de saule et feuilles ont été utilisés sur les sites d'enfouissement funéraires, et de dans les configurations d’autel. Les druides considéraient le saule sacré parce qu'ils croiyaient que les deux oeufs écarlates qui contenait le soleil et la terre étaient gardés dans les arcs du saule. Le saule tenait les oeufs jusqu'à création lorsqu'ils étaient éclos. Le saule peut donc être connecté à l'arbre de vie dans la création. Les Celtes également estimaient que la vie était liée aux arbres et au saule en particulier. Une légende celte raconte aussi que lors de la création la colonne vertébrale des humains a été faite de bois de saule. Dans l'alphabet d'OGhAM, Saille ou saule représente le féminin. Il se rapporte à la rune Laguz, dans la mesure où elle répond à la partie spirituelle ou mystique de la nature humaine. La connexion psychique est indiquée et encourage l'intuition et la créativité de la pensée. Curieusement, Laguz dans l'alphabet RUNIQUE est associée avec de l'eau, mais sur le plan linguistique laguz se réfère au bois. C'est peut-être le bois de saule et donc la rune et l’ogham partagent une connexion commune à l’élément eau.

Une légende chinoise nommée légende du Saule Bleu raconte qu’une belle jeune fille du nom de , Koong-shee et son amant, Chang, ont vu leur amour naître sous les arches d’un saule. Le père du Koong-shee est un tyran oppressif qui désapprouve leur amour. Le père envoie des hommes de tuer Chang. Koong-shee commet un suicide après avoir été forcée de regarder les hommes de son père à tuer son amant. La légende dit que les dieux ont eu pitié d’eux et transformé leurs âmes immortelles en de magnifiques oiseaux qui s’aiment éternellement au sommet d’un saule bleu.

Il y a aussi un poème qui explique et raconte la présence des chatons du saule :

Les chatons du saule
Par Margaret Widdemer

Ils les nommaient chatons de saule,
Mais il n’y avait aucun chat à voir
Sauf la fourrure de petits orteils
Qui demeurait pendue aux branches.

Il y a très longtemps,
Alors que j’étais tout juste née
Il y avait un tas de chatons
Dont les orteils étaient pris dans les branches.

Chaque printemps je me fais du souci,
De ne jamais plus trouver,
Une autre preuve de la présence des chatons pris
Que les petites boules de fourrures laissées par eux.

Un autre conte moins morbide est le suivant :

Il était une fois un agriculteur qui avait une chatte. Elle avait donné naissance à des chatons. Les chatons étaient trop nombreux pour que la chatte puisse tous les allaiter. L'agriculteur a donc tristement décidé de noyer les chatons en trop dans la rivière. La mère chatte dévastée est cependant aller elle aussi à la rivière. Pour aller récupérer ses enfants, mais elle était trop affaiblie pour les récupérer. Elle se mit à miauler de douleur, de peine et de détresse, et ses cris ont été emportés par le vent tout au long de la rive. Les chatons pleuraient également tout en luttant pour ne pas se noyer. La lune pleine fendit les nuages de son rayon et les saules ont entendus les cris et vus la famille de chats disloquées. Chaques saule à mis ses longues branches à l’eau pour attraper les chatons. Les saules sauvèrent les enfants et la mère, et les petits poils restèrent pris dans leurs branches, que la lune couvrit de poudre d’argent. Aujourd’hui chaque printemps nous rappelle leur courage, leur bonté et leur altruisme. Les chatons de saule nous rappelant la présence des petits chats sauvés de la noyage nichés dans les branches des saules.


Il existe aussi une légende liée au Graal. Qui met en scène la raison pour laquelle le saule pleure. C’est l’histoire d’une jeune fille et de son amant qui se sont promis l’amour sous un saule.

Durant de nombreuses lunes, ils furent heureux. Le jeune amant cependant, rêvait de gloire et voulait se montrer digne de l’amour de sa noble amoureuse. Il quitta donc son amante, pour partir en quête du Saint-Graal, dont on pouvait boire le contenu et devenir immortel. L’amant jura de ne pas revenir sans avoir terminé sa quête. La jeune amante fit la promesse d’attendre son retour pour qu’ils puissent ensemble boire le contenu du Graal. Pour ensuite vivre ensemble éternellement. Les jours et les nuits passèrent, et la jeune femme revenait toujours au même endroit sous les ramures du saule. Attendant le retour de son aimé et pleurant chaque jour un peu plus son absence. Elle devint faible et eut du mal à se rendre jusqu’au saule, et manqua ainsi quelques visites de son amant qui y laissaient une fleur ou un autre gage de leur amour. Qu’elle ne vit jamais, le vent les emportant. Elle pleura finalement jusqu’à en mourir. Le saule témoin de tout ces événements, ressenti une peine immense pour la jeune fille dont le cœur et l’amour étaient purs et vrais. Il absorba donc l’essence de la jeune femme, ainsi que ses larmes, afin que sa beauté et son amour puissent durer éternellement. Le saule alors ressenti la tristesse et l’amour de la jeune fille en lui, et cela remplit son cœur. Le saule se courba alors et produisit un rideau de ses branches et feuilles pour protéger éternellement le lieu de la naissance de leur amour. C’est pourquoi le saule pleure et plie ses arcs de tristesse en l’honneur de ces malheureux amoureux.


Conclusion:
Lien entre le saule et la lune est puissant et se fait sentir un peu partout sur la Terre, dans différente cultures, au travers du temps. Il reste des légendes, des croyance et des contes pour témoigner de leur liens. Le saule constitue une offrande de choix lors de magie ou de rituels dédiés à la lune. Ce peut-être aussi un arbre parfait les soirs de pleines lunes pour aller murmurer nos prières, nos voeux; sans jamais oublier de formuler notre gratitude.




jeudi 20 mai 2010

Symbolisme onirique de la Lune

Symbolisme onirique de la Lune

Basique (mots-clés)
Lune : la mère, le temps, la fertilité, l’inconscient.

Lune
Si le soleil peut-être défini comme l’horloge régulatrice du sommeil, et de la veille des hommes et des animaux, la Lune est le sablier des eaux, des marées, des cultures, des cycles de la femme (des menstruations en passant par les grossesses), et c’est la dame de l’inconscient, l’instigatrice de la folie et des suicides. Le grand ordre qui découle du rythme de l’univers tolère le désordre nébuleux de son aspect le plus fluide, confus, changeant, irréel. Il est une Lune bonne, féconde, maternelle; Séléné et Isis, il est une Lune secrète, obscure et rattachée à la mort; les Parques, les Sorcières, l’Hécate aux trois visages. Il est une Lune féminine et une Lune masculine : Sin en Babylonie et Soma en Inde, qui est à la fois le dieu de la Lune et du breuvage enivrant que les dieux aiment boire. Il est une Lune pleine, ronde, parfaite, symbole de la grossesse et de l’accomplissement, et une Lune noire absente, morte : la nouvelle Lune. Il est enfin le croissant de Lune qu’Artémidore porte dans ses cheveux, symboles de voyantes et des sibylles, qui tirent leur pouvoir de la Lune!


Signification des anciens
Conscient de son symbolisme féminin, Artémidore associe la Lune à la mère, l’épouse, la fille, la sœur. Cette qualité féminine découle probablement aussi de la teinte laiteuse de la lumière qu’elle semble nous envoyer, mais qui n’est en fait que reflétée (de manière Yin). L’image onirique de la Lune annonce selon lui, la richesse ou les voyages; le croissant de Lune symbolise les services rendus par une femme.
L’oniromancie se réfère dans ce cas à la tradition astrologique qui considère comme positive la phase croissante et négative la phase décroissante. Voilé, cet astre symbolise la mort. Selon les Arabes, voir une Lune chez soi ou dans son lit annonce un mariage heureux; tenir la Lune dans ses mains ou posée sur son ventre indique une naissance imminente. Sous son aspect négatif, funeste (Hécate), elle annonce la malheur et même la mort.

Signification divinatoire
Le côté doux et maternel de la Lune a donné lieu à une série d’interprétations positives. L’observer indique ainsi la bonté, l’amour, la naissance, la bonne santé pour une future mariée, la richesse. Le faire d’un bateau est un présage de voyage sans tempête, de succès allant au-delà de toute espérance. La nouvelle Lune symbolise aussi les voyages, les affaires réussies. La pleine Lune avertit le rêveur qu’il doit se méfier des escroqueries; pour une femme c’est un signe de grossesse ou de naissance d’une jolie petite fille; pour un homme marié cela indique la naissance d’un fils. C’est un rêve de très bon augure pour les banquiers ou les hommes d’affaires. Il prévient les criminels que leurs méfaits seront découverts. Les navigateurs se noieront et les malades arriveront au bout de leur voyage.
La Lune dans sa phase décroissante est synonyme de retards, d’entreprises ratées, d’ennuis; assombrie elle est une signe de maladie, de mort de l’épouse ou de la mère (probablement des suites d’une maladie des yeux ou du cerveau). Voir la lune s’éclaircir est un présage de joie, de prospérité; voir la lune s’obscurcir annonce par contre des peines, des malheurs. Une Lune sur la tête en guise d’auréole est un symbole de pardon, de libération due à une femme. Toucher la Lune équivaut à un paiement assuré. La capturer est un bon signe pour le rêveur : il surmontera tous les obstacles qui le gênaient. La voir tomber est un présage de maladie; ensanglantée elle symbolise un pèlerinage; entourée d’un halo elle évoque des chagrins; rougeâtre elle représente les dangers. Deux Lunes symbolisent les honneurs et les progrès.


Signification psychologique
La Lune représente la sphère du Féminin, la conscience, la régénération de l’univers. Les phases lunaires correspondent à la menstruation, la pleine Lune à la grossesse. Selon une interprétation plus récente, ce rêve serait un phénomène compensatoire et dénoterait un manque de féminité.


Source : Le Grand Livre des Rêves Prémonitoires, Laura Tuan, Éditions Vecchi



Lune
L’image de la Lune rejoint la conception de la nuit. Elle est la lumière de ce qui prend naissance, de ce qui germe. La Lune est l’inspiration des cycles des renaissances intérieures. Elle éclaire dans la noirceur, elle est le ricochet de la vérité, étant la première à recevoir la pensée de Dieu. Le Soleil étant la connaissance même. Elle sert les premiers breuvages de la vérité dans un reflet, de luminosité comme une révélation indirecte. Elle contrôle les cycles dans le rythme biologique et, elle symbolise le temps, le devenir. Et dans ce sens, elle donne l’idée de la mort, allant vers une nouvelle existence. L’existence prend un sens de nouvelle conception à partir du détachement, de la mort intérieure. Elle a ce pouvoir de redonner la vie constamment. On l’envisage destructrice et constructrice de vie, d’élan. Elle est donc une affirmation de la malchance et de la chance, de ce qui finit et recommence.
Le ciel de nuit nous la présente comme une déesse qui guide l’esprit au milieu de l’obscurité. Dans la mythologie, elle est personnifiée par Diane, Isis et Artémis, déesse guerrière à la porte du Cosmos, le défendeur de l’âme assoiffée de justice, de connaissance. De nos jours, dans un travail d’initiation la Sainte Vierge apparaît parfois sous la forme de la Lune Blanche étincelante dans un ciel de nuit ou de jour.

Dans les rêves : la Lune laisse anticiper un travail vers une initiation.
La Lune vue dans un ciel de nuit : annonce la protection contre les forces ténébreuses, contre lesquelles le rêveur se débat et lutte.
La Lune vue dans un ciel de jour : annonce la fin des épreuves, la victoire sur l’infernal.
Recevoir en rêve une invitation à voyager sur la Lune : oblige à se détacher de son vécu actuel et à renoncer à une manière de penser, de philosopher qui est dépassée. C’est souvent l’annonce de la fin d’un état de vie, divorce ou fin d’une profession religieuse. Une autre chose est à envisager pour mieux suivre son évolution. C’est toute une manière de vivre qui est à analyser et à oublier.
Une L une ronde et claire, tout comme le Soleil resplendissant : est un présage heureux doublé d’un apport de fertilité. Elle symbolise en général l’élément féminin : fille, femme, sœur.
Brillante, dans un ciel dégagé et clair : elle annonce la fécondité et la chance à la femme qui désire la maternité ou l’épanouissement.
Brumeuse, floue et imparfaite : elle annonce des problèmes, des maux aux personnes âgées ou aux membres féminins de la famille.
Se mirer dans la Lune : annonce une maladie grave ou une mortalité.
Voir la Lune dans ses rêves : signifie que ses secrets seront dévoilés.
Pour la femme : rêver de la Lune est une incitation à s’occuper davantage de sa vie affective, d’elle-même.
Pour un homme : rêver de la Lune c’est devoir faire plus de place dans sa vie pour la femme aimée.
Tous les bénéfices et tous les sévices manifestés par la Lune sont moins aigus et moins prononcés que ceux du Soleil, tout au moins plus voilés.
Aller visiter la Lune : on dépassera nos aspirations matérielles, par une vie axée sur la vie mystique.

Lune (astre) : satellite de la Terre,elle détermine les cycles et la fécondité. Symbolise en astrologie la mère, l’épouse et la sœur aînée, la femme en général et la famille. Elle contribue à influencer la fin de vie et les six premières années de l’existence de chaque individu. Elle symbolise la sensibilité inconsciente, l’attrait instinctif vers un intérêt ou un comportement. Elle agit sur les rêves la nuit. Elle est la vie primitive qui sommeil dans le jardin de l’âme. Elle est le mystère qui nous imprègne et détermine le tendance à l’instabilité, ou caprice, à l’aventure. Elle est éveil à la création. Elle est tout ce qui alterne au gré de l’imagination.


Source : Le rêve et ses symboles, Marie Coupal, Éditions Transcontinental

Bémol perso: Toutes ces informations sont pertinentes et intéressantes. Cependant, il ne faut pas oublier que certaines sont teintées de la vision antique ou teintées par une religion tierce (souvent le christianisme). Il faut donc ne pas tout voir en rose, mais se méfier des affirmations trop sombres, trop noires, trop négatives. Il faut se servir de son bon sens, de son intuition et surtout, de son imagerie symbolique personnelle. Ce qui est une démarche cruciale dans le domaine de l’onirisme. Il est toujours bon de chercher les sens et symboles universels, mais il faut aussi prendre la peine de resitué l’élément dans notre propre perspective. Que nous inspire-t-il? Que signifie-t-il à nos yeux propres? Cela compte beaucoup dans le décryptage des rêves et il est important de faire le tri et de créer un équilibre entre ce qui vient de l’intérieur et de l’extérieur.

Portrait astrologique de la Lune

Portrait astrologique de la Lune

Domicile : Cancer
Exil : Capricorne

Astre complémentaire du Soleil, la Lune révèle le psychisme et la sensibilité d’une personne. Elle évoque le rêve, les intuitions, les instincts et l’inconscient. Dans le domaine de la Lune, les émotions dominent et la subjectivité règne. Elle est le symbole de créativité, grand inspiratrice et muse. Elle touche et insuffle l’imagination. Elle est souvent aimée et valorisée chez les artistes; ce n’est pas pour rien, ni hasardeux! Elle les aime et ils le lui rendent bien. Elle représente aussi le rapport à la foule. Prépondérante dans un thème, elle peut entraîner un comportement juvénile voire infantile, passif ou capricieux. La Lune dans un ciel de naissance, tend à apporter aux gens lunaires, la recherche de la préservation des habitudes et du confort. Ils aiment bien leur ouate, mais normal; ils sont habitués aux nuages, célestes qu’ils sont! Allons voir ce que la Lune insuffle aux signes… Les prochains signes sont vus avec leurs traits de caractères fusionnés avec ce que la Lune leur apporte.

Lune en Bélier
La sensibilité est instinctive, viscérale, animale. Elle est vive. À fleur de peau, et elle met facilement le feu! L’imagination s’emballe vite, procurant de fugitives inspirations qui gagneraient à être développées. Au quotidien, la personne est impulsive, dynamique et impatiente. Il y a beaucoup d’indépendance, de loyauté et de passion.

Lune en Taureau
L’émotivité est contrôlée et encadrée, et les réactions sont pragmatiques. Cela ne veut pas dire absence d’émotions cependant. La personne est un être sensuel, qui s’attache profondément. Le mouvement n’est pas rapide, mais quand il se pose il est sincère et significatif. La personne est aussi attachée à ses convictions et ses valeurs. Elle aime son foyer et cultive la bien être et la stabilité de sa famille. Sensorielle et esthète, elle apprécie la nature.

Lune en Gémeaux
Accro de la fantaisie fuyant l’ennui du quotidien; la routine l’étouffe. Curieux de tout, d’une nature adaptable, il est parfois essoufflant ou difficile à suivre pour son entourage. En perpétuel quête, en perpétuelle recherche de contact avec des humains. Toujours plus d’humains et toujours plus différents; ce n’est jamais assez. Comportement bohème, nerveux et instable. Sa cérébralité contrôle son émotivité de manière à le rendre maladroit à partager ses véritables émotions, et à sembler souvent froid, hautain ou déconnecté.

Lune en Cancer
L’image de la mère est primordiale pour cet être nostalgique de l’enfance. Ce sont souvent des gens très maternels et paternels. Au quotidien, c’est un signe sensible et imaginatif, qui tend à se replier dans le cocon familial. La famille est primordiale pour lui. Sensible et aimant, c’est un parent attentif et protecteur. Il tend à être casanier, et le passé peut l’empêcher d’avancer ou l’empêcher d’apprécier le présent.

Lune en Lion
L’être est chaleureux et orgueilleux. Ses actions sont enthousiastes et spectaculaires. Créatif et sensible, il aime les arts et les décorations. Au quotidien il est généreux envers ceux qu’il aime, particulièrement les enfants. Une petite tendance à s’apitoyer sur son sort, mais jamais bien longtemps, et possède souvent un ego bien présent.

Lune en Vierge
Personne nerveuse, qui planifie scrupuleusement son quotidien, ce qui la rassure. Car elle n’apprécie guère les imprévus. Tend à cacher ses faiblesses et à accumuler les non-dits, ce qui se termine souvent par des malentendus qu’elle n’ose pas réparer. Elle s’épanouie quand elle peut briller par ses compétences et faire ses preuves dans son travail.

Lune en Balance
Les réactions sont toujours modérées en apparence du moins! L’être aspire à plaire, à être aimer, à se conformer aux attentes des autres, tout en étant en quête perpétuelle de soi. L’être aspire à une vie de couple harmonieuse. Il aime être entouré et tend à avoir parfois un cercle trop grand de gens autour de lui. Il aime recevoir et cultive les relations sociales.

Lune en Scorpion
C’est un être passionné et tourmenté, que certains n’hésiteraient pas à qualifier de sombre et, que la plupart des gens peinent à approcher. Il lutte au quotidien, tant est intense sa personnalité profonde et riche. Ses réactions sont courageuses mais agressives et destructrices. Il accorde beaucoup d’importance à la sexualité, la sensualité. Véritablement amoureux, il est d’une profonde loyauté. Un être don le vernis de personnage torturé cache un cœur d’une profonde sensibilité et un cœur immense. Des gens dotés d’une intuition renversante doublée d’une naïveté bonne enfant surprenante et déconcertante.

Lune en Sagittaire
Personne épicurienne, bonne vivante, pour qui les apparences sont importantes. C’est une personne qui a besoin de briller en société mais facile et conformiste au quotidien dans son foyer. Elle est impatiente cependant et éprouve un grand besoin de bouger, de voyager et de se dépenser. Ses réactions sont dynamiques et irréfléchies.

Lune en Capricorne
Leur enfance est souvent pénible et solitaire. L’apparence est froide, les réactions sont contrôlées et l’émotivité refoulée au profit de l’intellect. Au quotidien l’être lutte contre sa mélancolie en s’investissant dans sa réussite professionnelle. Peu confiant de sa valeur intérieure, mais très confiant en ses moyens.

Lune en Verseau
Le mental domine la vie instinctive et les émotions. Le cerveau ne s’éteint jamais et trouve difficilement repos. S’il n’est pas ancré dans une situation familiale ou à tout le moins une situation au quotidien heureuse, il tant à devenir instable et indépendant. C’est un être original et non conformiste, parfois mené par des phases d’altruisme aléatoires

Lune en Poissons
La sensibilité est envahissante, et le désir de vivre en parfaite osmose avec les autres, encombrante. Les réactions sont incontrôlables et spontanées. L’être est romantique, parfois irréaliste et très vulnérable. Influençable aussi. Il oscille entre la confusion et la médiumnité. Il peut souvent s’oublier pour les autres à son détriment et peut en concevoir une amertume.

mercredi 19 mai 2010

Polarités; Complémentarité et Trinité

Polarités; Complémentarité et Trinité


-« La Femme fleurit au cœur de l’homme, comme la vie dans le ventre de celle-ci… Comme des fleurs nées sur la pierre… »
Creirwy Arianrod du Nord. Alias Flidais-Airmeith


Quel vaste sujet… et comme dans le druidisme surgit partout le nombre 3… Il y a bien polarité, comme dans toutes les traditions du peuple humain de la Terre. Évidemment, il est différemment quelque peu dépendant du fait d’où les enfants de ce peuple terrien à ses racines. La Mère à plusieurs timbres de voix et plusieurs chants, selon ses nombreux visages et régions. Les blanches et glaciales contrées nordiques n’auront pas toujours le même exact chant que les contrée d’un désert… Mais comme nous sommes tous humains, les réflexions profondes, les constats, sont tous assez cousins, où se retrouvent de manière parfois flagrante ou parfois fugace, dans toutes les traditions et tout les mythes. Nous sommes tous humains : on ne s’en sort pas! Sans prétention, je vais tenter donc d’ouvrir une porte sur les détails qui différencient le concept de polarité dans le druidisme, d’autres traditions. Différences parfois minces, parfois des fossés.

Tout d’abord, le druidisme d’aujourd’hui est pour beaucoup, un retour à la Nature et à un équilibre sain. Qui implique de reconnaître à nouveau le féminin ET le masculin. C’est de déterré le visage féminin sacré de la Nature. La Nature en tant que Mère de toute vie, mais aussi le coté féminin sacré dans chaque être. Donc c’est aussi plonger dans sa propre nature humaine pour plonger dans le chaudron à la recherche de sa facette féminine. Après des années et des années à garder silence et à être maltraitée, maudite et négligée, cette part de femme en chacun est invitée à sortir de sa tanière où qu’elle se soit tapie. Qu’un homme se donne le droit de pleurer ou l’apprenne, qu’une femme apprenne et réapprenne à s’écouter. (Et ce ne sont là que quelques menus exemple.) Que le féminin s’élève à nouveau, qu’il s’assume. Non pas qu’il supplante le masculin! Mais je parlais bien d’équilibre tout à l’heure et je le rappelle à nouveau. Je veux être bien claire sur ce point. Il est évident qu’il se trouve des différences entre le masculin et le féminin, mais seul l’homme a creuser un terrible fossé entre eux, et les as désunis de manière à ce que l’humanité soit blessée et confuse, tellement profondément! Déséquilibre, né de tant de choses, qui pourrait éventuellement faire matière à un autre article. Il y a différences, qui sont richesses et qui provoquent la parfaite complémentarité. Cette complémentarité qui permet au-delà de la polarité, une autre forme de trinité. Par autre forme j’entends autre forme que celle fortement véhiculée par le christianisme ( père/fils/saint-esprit) stérile si on regarde de plus près d’un certain angle et où il est impossible pour l’être humain de se reconnaître, et aussi par celles nombreuses, des déités celto-druidique, plus particulièrement les triples Déesses. Déesses aux multiples facettes, noms et talents pour un seul visage.

Celle engendrée – et le mot est juste- par la polarité dans le cadre du druidisme, est cette dernière : Père/Mère/Enfant. Que ce soit chez les dieux où les hommes, que ce soit les facettes intérieures de chaque être humain. C’est une polarité qui donne la Vie sacrée. Celle qui permet aux cercles et aux cycles de naîtrent. C’est de cette trinité harmonieuse et sereine qu’évoque le druidisme. Il y a bien sur la polarité, mais elle est dépassée et glisse vers l’unité puis vers la trinité.

On peut y voir l’âme/féminin : intuition, sensibilité, cercles et courbes, esprit/masculin : pensée, raison, ligne droite, ( L’image du cercle et de la ligne droite est d’ailleurs intéressante.) et l’enfant/corps, ce qui est ce qui doit grandir, évoluer et s’épanouir! Le corps, cet enfant de la terre, de nos parents, de nos propres âmes et esprits, que nous devons aider à grandir, à avancer et à s’épanouir de vie en vie de voyage en voyage quelque soit sa forme.

C’est une image, une idée. Une ébauche, un début de réflexion semeuse d’idées. Avec les polarités, les possibilités sont grandes, et jamais stériles… Comment pourrait-il en être autrement avec féminin et masculin unis?

Lunaire et Solaire

Hommes solaires et femmes lunaires… Comment ne pas observer ce phénomène qui relie si étroitement les femmes à la Lune? Il se trouve également tant de mythes qui font de l’astre du jour, le Père ou Dieu solaire; qu’il soit l’époux de la Lune à qui il offre sa lumière, ou la Terre avec laquelle il danse au fil des saisons. (Qu’on se rappelle Lugh et Bélénos.) Il existe aussi pourtant des dieux lunaires et des déesses solaires. Rien n’est figé ou acquis, tout est mouvance, vie et danse. C’est infini, c’est le cycle éternel du cercle. Il existe ainsi des femmes solaires et des hommes lunaires.

On pourrait même dire qu’on porte les deux en soi, tous un et chacun. C’est une autre manière de voir les polarités, en se référant au plus grand livre du druidisme : la Nature elle-même. On ne réinvente rien, elle est, à été et sera toujours là. On porte donc les deux en soi, et l’un des deux prédominent souvent. Parfois tellement fortement que l’on a des femmes plutôt solaires, où des hommes plutôt lunaires. Il y a en chacun de nous une prédominance du solaire ou du lunaire. On peut être parfois l’un et parfois l’autre, mais en toile de fond il y a cette part qui est plus en évidence. Il est aussi parfois intéressant de noter à quel point on peut-être attiré par une solaire si, par exemple nous sommes lunaire.

Pour la Lune femme c’est si évident, qu’on en oublie parfois qu’on peut-être femme Soleil. Tout comme c’est facile d’associer l’homme au soleil et la femme à la Lune. C’est intéressant de se poser la question à savoir nous sommes davantage lequel, ainsi que de le faire en observant notre entourage. Un exercice simple et révélateur des natures et d’idées parfois négligées. Il y a une vague de fond, une toile de fond, une énergie prédominante et une force comme un courant tellurique au fond de notre âme : cette partie brute de soi si on peut dire. Elle agit sur le directe, le concret, les « acquis » les fondements de la personnalité. Il y a celle, l’autre, plus subtile, qui complète et achève de définir et affiner notre être, par nos préférences, ce qui est plus fluide et changeant, qui accepte de s’adapter et de suivre les courants de la Vie et du destin. Le tout demeure très personnel et pour trouver le ton de son lunaire et son solaire, il faut tenir compte de sa nature, de ses héritages, de notre histoire et doser le tout et peser le tout. En chaque être existe une profondeur et une surface ( pas une surface vue comme superficielle, mais comme la terre; elle a ses profondeurs insondables et sa surface offertes à tous).

Tout cela peut paraître complexe et inutile, mais pourtant c’est intéressant de plonger dans les symboles des archétypes sexués qui nous appellent, nous rappellent. Des repaires, des idées des ancêtres ayant marchés avant nous qu’il est intéressant voir vital de redécouvrir sous les poussières lourdes de notre inconscience quasi collective. Un petit détour parmi tant d’autre pour se relier à soi, à l’autre aux autres. Regarder et découvrir qui on est, se trouner vers les autres et voir qui ils sont. Ouvrir ses yeux, son cœur et ses horizons.

Les dieux et déesses celtes, sont sexués et ont des natures prédominantes et assument le tout. On ne trouve pas parmi eux d’ange asexué ou pas plus que de vierge soumise à un accouchement sans épousailles à tout les niveaux. Il n’y a ni peur ni honte d’être ce que l’on est pour vu qu’on le sache et l’assume. Il n’y a pas de mal à se définir pour mieux s’unir. Il y a de franche passions dévorantes et des unions harmonieuses et complètes. Que le Il et le Elle soit fertile en nous, ou vers l’extérieur et l’autre, c’est encore et toujours la source de la Vie et de l’Amour. Ce sont les bases de l’amour et de la Vie. Polarités, facette…


*Syd Merle au cœur( je dis au cœur comme d’autres diraient à la tête) de l’ODET à dit : « L'intérêt dans notre tradition, à mes yeux, c'est que la notion de féminin et masculin est très saine, il ne s'agit pas de scléroser chacun dans un rôle ou de porter un jugement mais de comprendre que ce qui bouge le monde c'est un élan vital qui pousse les contraire à se rechercher et se rencontrer pour s'épouser (cela ne se limite pas aux rapports sexuels) . »

Exemples :
Lunaire; Introverti, apparente froideur, subtilité et discrétion, rayonnement intérieur, côté ténébreux, mystérieux. Discours silencieux, multiples facettes, énigmatique et magnétisant. La beauté dans l’ombre de la nuit noire. La lune reflète et retransmet la lumière du soleil la nuit. Lune qui régule les marées intérieures, lune intuitive et force tranquille… en apparence. Celle ou celui qui agit dans l’ombre. Ce sont des bras qui s’ouvrent sans un mot, sans un jugement; accueillante et silencieuse écoute. Lentement mais sûrement.

Solaire ; Extraverti, chaleureux, familier, éclatant, lumineux, attirant. Discours vibrant, livre ouvert. C’est l’effervescence, la lumière qui permet de voir et la force qui permet d’agir. Ces bras qui s’ouvrent avec chaleur et bons mots, prêts à remonter le moral à éclairer de nouvelles possibilités. Attrayant et festif, brûlant et passionné. Irradiant, on s’épanouit visiblement à son contact, son énergie est communicative. Il est l’action et la lumière à cœur de jour. Beaucoup de prestance.

Donc, on peut aussi parler de Le Lune et La Soleil. Dans les mythes, contes et légendes celto-druidiques, on retrouve beaucoup les deux angles. C’est visible dans le récit de Tristan et Iseult. Dans la légende arthurienne, Morgane est tellement lunaire, et Guenièvre si solaire! Lancelot lunaire et Arthur aussi, sous des dehors solaires. Dans les légendes irlandaises, Cùchulainn est un héros solaire, qui rencontre beaucoup de femmes en apparence lunaire mais au fond solaire. Nous pourrions aussi citer Galahad et Gawain, des héros solaires en quête du Féminin.

La Déesse Brighid patronne des forges ( et de la poésies et de la guérison) avec son blanc feu, sa souveraine présence, est une reine solaire portant en elle la luminosité sacré de son feu vers son alter ego masculin. Boann dame fleuve, si lunaire… Dana-Anu si feu du foyer, doré et doux, chaleureux, fécond. Cerridwen, Cernunnos, Lyrr et Ogmios si lunaires. Rhiannon sous des apparences lunaires, et évidemment Lugh, si solaires. Ce ne sont là que des exemples observés.

Tout ces exemples illustres à quel point, chez les celtes, les genres se confondent et se meuvent et de complètent. La femme avait une place égale à celle de l’homme. L’un et l’autre se complétaient et se succédaient et basculaient l’un dans l’autre, et à l’intérieur de chacun. C’est sans complexe que l’on retrouve des exemple d’homme lunaire et de femme solaire chez les celtes.

De l’obscur au clair : cycles et symbolisme
Le jour et la nuit… la polarité trinitaire, le couple soli-lunaire et maintenant retour à la polarité avec le jour et la nuit. L’obscur et la lumière. Les trois sujets sont si étroitement liés! Ils se retrouvent si bien au quotidien et au fil des saisons et des cycles dans la Nature. Le jour et la nuit se poursuivent jour après jour, nuit après nuit éternellement. Si il y a un amour éternel c’est celui-là.

L’obscurité, relié au ventre de la mère femme, ou celui de la Mère terre où l’on retourne tous à celle qui nous nourrit tous. La lune noire, la grande nuit de l’hiver, le noirceur mère de toutes le couleurs et de toute vie.

La lumière, le jour le fils solaire ou l’amant complice et roi solaire. Le Père solaire, celui qui est le complice de la mère dans la jaillissement de la Vie. Père fertile et chaleureux qui traverse chaque jour pour nous éclairer et nous donner sa chaleur.

Père chasseur de la tribu qui part chaque matin travailler et chercher la pitance pour la tribu, revenant le soir au foyer. Mère Lune qui veille sur ses enfants la nuit quand le Père se repose. Mère Terre qui prend soin de ses enfants tout le jour sans jamais se fatiguer.

Mère terre brune, noire recevant les rayons du Père soleil sur son corps et en son corps jusqu’au cœur, où elle est rouge et feu elle-même.

Les rites lunaire, les rites solaires qui sculptent, ponctuent et rythment les années qui passent sans revenir. Points de repaires qui eux ressurgissent au cœur des saisons années après années, indéfectibles rendez-vous de la Nature. Humeurs et couleur de la Nature. Magie de la Nature.

Noir d’où émerge la lumière, la Vie… Noirs ténèbres où bascule la lumière, la Vie. Noir du commencement et lumière du début.

Jour et nuit, complémentaire, comme elle et lui et Elle et lui… Comme obscurité et clarté. Succession, cycles, passage ; autant de danses qui leur permettent de se retrouver de s’unir et qui nous permettent la même chose. En nous, avec l’autre et les autres.

Obscur au clair basculant éternellement l’un vers l’autre et l’un dans l’autre. Complicité éternelle féconde et fertile, d’Amour et de Vie.

Le jour et la nuit, les polarités qui régissent le quotidien; les parents de l’enfant temps.


Par Creirwy Arianrod du Nord, pour : « Polarités » Solstice d’Été 2005, le Numéro 4 de Racines ::: Webzine.

La Lune, La nature, Les Femmes, La Terre… (Bis)



La Lune, La nature, Les Femmes, La Terre…

(Version atelier et article 2005.)

« Lunaison, saison
Saison de Terre
Saison de Femme…
Lune divine
Terre-Mère
Femme porteuse de Vie…
Danse infinie…
Cycle du Cercle
Rythme des tambours de la Terre,
Cœur qui bat sous la chair… »

Creirwy, 21 février 2005. Alias Flidais-Airmeith

L’unes avec la Lune

Jetons un œil dans le ciel de nuit, manteau noir aux éclats étincelants. Dans cette myriade d’étoiles brillantes, se distingue et tranche une énorme pierre… ou serait-ce un étrange caillou? Un débris lévitant autour de notre chère planète maternelle? Évidemment, il s’agit de bien plus que cela… Cette perle opalescente qui rythme notre temps, c’est plus qu’une roche… c’est une reflet de nos vies, et de nos natures. C’est un peu de nous que nous contemplons en levant la tête vers les étoiles et cette boule luminescente, qui est toujours fidèle au rendez-vous. Et c’est aussi, bien plus encore. Cette Dame aux 1000 visages, a toujours été là, bien avant nous, au-dessus de nous de tout temps. Qui ne connaît pas la Lune? Quel cœur n’a-t-elle pas encore touché, intrigué? Quel regard n’a-t-elle pas encore croisé?

Elle est partout dans les mythes; déesses, symboles… Échos de ce que nous avons observés en nous même au fil des siècles. Son va et vient est inscrit dans les mythes sous des formes qui se rencontrent dans toutes les tradition, ou presque à tout le moins. Elle se fait alors miroir mythique et symbolique de nos corps, nos états d’âme ( nos marées intérieures) et nos comportements ( nos facettes). Elle se reflète aussi dans le nature; elle s’y fond… La Terre et la Lune étant de si grandes complices…

Il est pourtant triste de constater que de nos jours, certains d’entre nous banalise la Lune et ses effets. Se contentant de se laisser distraire que quand elle est beauté esthétique ronde omniprésente et brillante. Plongeant l’univers dans ses rayons d’argent. Baignant les enfants de la Terre dans sa douce lueur pâle et claire ai cœur même du la nuit.

Alors seulement, elle attire l’attention de certains, leur rappelant brièvement que nous appartenons tous à un même univers. Nous liant tous autant d’êtres vivants que nous sommes, dans son œil céleste. Elle nous rappelle que nous regardons le même ciel, partageons les même étoiles, où que nous soyons. Nous sommes tous du même univers, tous des enfants de la Terre.

Qui s’attarde davantage, pourra sentir avec étonnement à quel point elle nous ressemble…À quel point ses phases nous ramènent à nos propres différentes facettes, nos différents états, nos mutations intérieures, le passage du temps et des heures… Ou que nous soyons , qui que nous soyons; aigle, loup, biche, grenouille, homme, femme, enfant, caillou, fleur… Elle est là et nous pouvons toujours aller à sa rencontre en levant les yeux au ciel pour croiser son œil.

La Lune en détails…

La Lune est le satellite naturel de la terre. On peut même considérer l’association Terre-Lune comme une planète double en raisons de ses caractéristiques. Elle a environ 4,6 milliards d’années. ( Nous ne parlons pas ici de son âge liée à sa phase de lunaison, liées à un symbolisme ou un contexte spirituel. ) C’est une sphère quasi parfaite. Elle possède des chaînes de montagnes dont l’altitude peut atteindre 9000m ( régions pôle Sud). Son diamètre est de 3476 km, soit un peu plus du quart du diamètre terrestre. Sa masse est environ 80 fois inférieure à la masse de la Terre, et son volume, 50 fois inférieur au volume terrestre. Sur la Lune la gravité est 6 fois moins forte que sur la Terre. C’est pourquoi on y est moins attirés vers le sol, et que l’on à du mal à y marcher, et qu’il est plus facile de s’y déplacer en faisant des bonds : tels les astronautes. L’atmosphère y est pratiquement inexistante. La température à sa surface varie de +125oC sur la partie éclairée par le soleil, à –175oC sur sa partie obscure. La plupart des roches rencontrées à la surface de la Lune sont des anorthosites (riches en silice, calcium, aluminium). Les mers sons constituées de basalte. Une épaisse couche de poussière, le régolithe, recouvre toute la surface lunaire. Le manteau lunaire est riche en minéraux tels que l'olivine et le pyroxène. Quant au noyau, on suppose qu'il est composé de fer et éventuellement de nickel. La Lune est éclairées par la lumière du Soleil, elle en réfléchit entre 7 et 10% au niveau des mers et de 11 à 18% dans les régions continentales. La Lune décrit autour de la Terre une ellipse d'excentricité 0.055 parcourue dans le sens direct (sens inverse des aiguilles d'une montre) dont la Terre est l'un des foyers ; cette trajectoire elliptique engendre une variation de la distance entre la Terre et la Lune. La distance Terre/Lune est de 384.400km en moyenne, soit environ 30 diamètres terrestre. Elle varie de 356.400km au périgée à 406.700km à l'apogée (valeurs extrêmes). Rappelons que la distance Terre / Soleil est de 149.600.000km en moyenne. Période de révolution autour de la Terre : La révolution sidérale : 27 jours, 7 heures 43 minutes. La révolution synodique ou lunaison : 29 jours, 12 heures 44 minutes, c'est également la durée du jour lunaire. Période de rotation sur elle-même : 27 jours, 7 heures 43 minutes.

Particularités :- La Lune est, avec le Soleil, à l'origine des marées océaniques terrestre.
- Elle présente toujours la même face à la Terre.
- La lumière met environ une seconde pour parcourir la distance Terre / Lune.
- La Lune possède un champ magnétique résiduel en surface, découvert par la sonde Lunar Prospector en 1998.
Cycles

La Lune est le satellite naturel de la Terre. C'est une boule rocheuse constellée de cratères, dont la taille est environ le quart de celle de la Terre , et qui accompagne cette dernière sur son orbite autour du Soleil. Chaque jour, le disque lunaire présente une forme différente. Ces formes sont appelées "phases", un cycle complet, d'une nouvelle lune à l'autre en passant par la pleine lune, dur 29,5 jours.

Alors pendant que ce cycle progresse, la Lune apparaît pleine, à mi-chemin de cette période de 29,5 jours. Alors que ce cycle avance et s’approche de sa « fin », la Lune se voit décroître pour revenir à cet état de mince faucille d’argent à nouveau, pendant que nous la voyons se lever brièvement avant l’aube.
Cette progression naturelle qui a lieu chaque mois, peut aussi être vu comme une analogie au rythme de la Terre et celui, cyclique, des femmes. La Terre, Mère, en qui on retrouve les images de la naissance, de la croissance, le flétrissement, la mort et la renaissance/ régénération. La graine tombant dans les chairs de la Terre-Mère, la fleur qui naît, le fruit qui croît, puis qui tombe et puis à nouveau la noirceur de la Terre qui couvre la graine qui attend le cycle qui se renouvelle à chaque fois. Terre, Lune, Femme; toutes liées et reliées dams ce cycle de gestation et régénération. Les visages de la Jeune fille/femme, Femme/Mère, et de la Femme plus âgée et sage, sont des visages types de Déesses qui symbolisent les étapes que nous vivons nous même. Les femmes sont gardiennes de ces symboles qu’elles incarnent au travers de leur âges et vies. La Lune brille au-dessus de nous, de génération en génération ou que nous soyons nés. Gardant une part de son mystère, mais révélant à chacun la part d’elle qui se reflète en lui si on sait l’écouter. Son cycle, c’est aussi notre cycle. Dans ses phases, nous voyons ce que nous avons été, ce que nous sommes et ce que nous serons. Il suffit de lever les yeux au ciel pour sentir sa lumière nous envelopper et éclairer nos vies.

Les 9 phases de la Lune
( Neuf phases qui donnent aux 8 « tangibles » leurs incarnations et symboles spirituels)

La Nouvelle Lune
La nouvelle lune ( la nouvelle lune se retrouve dans la fin de la Lune Noire et son donc aussi une et même; mais considérons que le premier fil de Lune à renaître de la Lune Noire est cette Nouvelle Lune) est cette phase de la Lune où elle n’est qu’un ruban, le plus minuscule dont la lumière brille au travers. C’est la commencement de la vie, la conception, et le début du voyage.
Elle est la Jeune; fille-femme/femme-enfant, qui est forte et indépendante. Elle amorce son voyage. Pleine de confiance en elle et de vitalité. Un mélange d’innocence, de pureté et de force. Cette facette rappel Brighid ( bien que cette dernière soit une divinité solaire, sans oublier que c’est aussi une Déesse aux triples aspects) , Blodeuwedd.

Le Croissant de Lune
À ce stade, elle reflète davantage la lumière. Elle apparaît plus lumineuse, mais n’est pas encore pleine à moitié. Elle est la Guerrière; un peu plus confiante de par ses expériences et confiante que le monde peut changer si elle se bat pour sa cause. Elle connaît ses moyens et sa force, et courageuse. Elle porte en elle un sentiment d’invincibilité, tel un bouclier fait de sa confiance en la Mère. Cette facette rappelle Badb, Macha, Nemain.
Le premier quartier de Lune
(Croissante)

C’est phase qui est à demi dans la lumière et à demi dans la noirceur. Elle est l’amante, l’aimante. Libre de toute culpabilité lavée de tout péchés, qui assume sa sexualité et sa sensualité. Elle est en harmonie avec elle-même et également avec les autres. Cette facette rappelle Aine.

La Lune Gibbeuse
(Croissante)
Entre le premier quartier et la pleine lune. La surface éclairée visible occupe plus de la moitié du disque. C’est donc à dire qu’elle est à ¾ lumière avec une petite part de noirceur. C’est la prêtresse, dans le cœur de son voyage spirituel. Elle a appris que tout ce qui parait à plus d’une face cachée et sacrée. C’est une initiée des mystères de la Lune et de la mystique condition féminine ainsi qu’aux mystères de l’âme humaine et de la Nature. Cette facette rappelle Rhiannon, Arianrhod.

La Pleine Lune
Elle n’est que Lumière. Elle est la Mère, fertile, celle qui pourvoit et nourrit. Lumineuse et optimiste, elle génère l’espérance dans le monde entier. Dans chaque cœur qui bat. Elle est créatrice, donneuse de vie généreuse. Elle est belle et rayonnante, irradiant la joie et la sérénité. Cette facette rappelle Dana, Boann.

La Lune Décroissante
La lune décroissante est une phase d'affaiblissement, et maintenant l'obscurité rattrape la lumière. Elle est l’enseignante, l’initiatrice. Elle sait qu’il y a des leçons à tirer de tout ce dont sont faits nos vies; joies et peines. Cet apprentissage menant à des vies bien vécues, consciemment. Elle sait qu’épreuves et bonheurs s’entrelacent et se complètent, donnant sa couleur et sa saveur à l’existence. Qu’ils sont autant d’enseignements pour l’âme.
Cette facette nous rappelle : Cerrydwen.

Le dernier quartier de Lune
( décroissante)
La lune du dernier quartier est une phase d'affaiblissement, à demi noire, et où l'obscurité voyage inexorablement dans la lumière et dans la vie. Elle est la Guérisseuse, qui sait et qui connaît la mort, les déceptions et les mensonges et autres leurres. Tout en sachant la valeur et l’existence, de l’espérance, la naissance, de la vérité et de la sincérité. Elle a apprit à guérir ses blessures ( du corps, âme, esprit) et celles des autres sur le chemin qui est le sien. Cette facette nous rappelle : Airmed.


La Lune *Balsamique
( décroissante)
Elle est la lune qui est noire au ¾. Elle est la Sage, L’Ancêtre. Elle sait les vérités dures à entendre et durement apprises. Elle sait la responsabilité, les actions et les intentions. Elle connaît le pouvoir et comment l’utiliser à mauvais et bon escient. Elle se défini par ses choix et ses actions; elle a le pouvoir sur ses joies et ses peines. Elle se connaît et connaît les autres. Elle est métamorphoses. Cette facette nous rappelle : Etain.


La Lune Noire
Noire, toute noire, profondément noire. Elle est le fileuse, la tisseuse, la tisserande. Elle sait tout ce que la Jeune Fille-Femme, la Guerrière, l’Amante et la Prêtresse savent. Elle a expérimenté ce que la Mère, l’Initiatrice et la Guérisseuse ont vécus. Elle a saisi le pouvoir de la Vieille Femme et l’a transformé en une philosophie magique ronde, dans un cercle qui contient tout. Dans sa complexité et sa simplicité. Elle est la mort au cœur de la Vie… Elle est la noirceur juste avant l’aube… La nuit avant la naissance du jour…
Cette facette rappelle : La Morrighane.

Approcher la lune comme on approche une Déesse, un modèle n’est pas ridicule folie. L’analogie de la voir comme une Déesse vivante à même beaucoup de sens. Elle est là, bien réelle dans notre ciel. Soir après soir, nuit après nuit. Elle fait partie de nos vies, et on se retrouve en elle, profondément. Elle est en nous et autour de nous. La Lune, la Nature, La Mère Terre, les femmes ( et tout enfant de la Terre), toutes liées, depuis le début des temps.

Fêtes druidiques aux rythmes de la Lune
( analogies, liens, influences)

Rites aux rythmes des Blancs Feux :

Solstice Hiver : Lune Noire
Équinoxe Printemps : Premier quart
Solstice d’été : Pleine Lune
Équinoxe automne : denier quart.


*Balsamique : avoir la qualité du baume ; apaisant, onctueux, doux, atténuant et adoucissant.

Note : Les Déesses ici nommées, ne sont pas des Déesses associées à la Lune nécessairement, mais elles ont été choisies pour illustrer de par leurs essences, les phases de la Lune. Selon leurs caractéristiques archétypales, qui se retrouvent en chacune ( et même chacun) d’entre nous.

Par Creirwy Arianrod du Nord, pour : « L’Univers des Symboles » Ostara 2005, le Numéro 2 de Racines ::: Webzine.