mercredi 28 septembre 2011

Lune Vermeille


Lune Vermeille
Lune vermeille,
Douleur abyssale
Qui secoue mes entrailles,
Me rappelant la magie,

Qui est mienne et sacrée,
D’être femme, et de porter
En moi ce pouvoir,
De porter et donner, la vie.

Reflet carmin, rigoles,
Entre mes cuisses,
Fleuve roux,
Détesté et raillé, pas les ignorants.

Écho profond de la Lune,
Quand elle se farde d’écarlate,
À la venue de l’automne,
Où les arbres eux aussi, flamboient.

Feu de femme,
Sang de Lune,
Les filets grenat,
Sont précieux rappel,

De ma féminité,
Et non point,
La honte d’émotion débridée.
L’incarnat libéré

Des profondeurs de mon ventre,
S’accompagne de mes sens
Accrus et d’une sensibilité décuplée;
Pouvoirs méprisés, si essentiel,

À la mémoire impérieuse
Et intemporelle, de cette magie,
Que chaque femme porte en elle,
D’être fertile et de créer, chacune à sa façon.

Plume de Lune, 28 septembre 2011.

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