jeudi 28 octobre 2010

Ballade à la Lune, Alfred de Musset



''Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L'histoire
T'embellira toujours.

Et toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.

T'aimera le vieux pâtre,
Seul, tandis qu'à ton front
D'albâtre
Ses dogues aboieront.

T'aimera le pilote
Dans son grand bâtiment,
Qui flotte,
Sous le clair firmament!

Et la fillette preste
Qui passe le buisson,
Pied leste,
En chantant sa chanson.''

La Lune croquemitaine


La Lune est parfois présentée comme un croquemitaine. ‘’Si vous n’êtes pas sage, Madame la Lune va vous manger.’’ Disait-on jadis aux enfants de Saint-Brieuc. De même en Wallonie, on menaçait les enfants en leur disant que la Lune surnommée Bazin, allait venir les prendre : ‘’Voilà Bazin qui v’louke’’ (Voilà Bazin qui vous regarde). À Tournai, si l’on contemple trop longtemps le bonhomme dans la Lune, il se fâche et lance des pierres.

En Morbihan, l’astre prend l’apparence d’une Vieille de la Lune qui s’en va frapper à la porte d’une ménagère ayant laissé brûler sa chandelle de nuit pour terminer son travail. La femme refuse d’ouvrir et s’entend répondre par la Vieille de la Lune : ‘’Estimez-vous heureuse d’avoir gardé votre porte close. Si vous m’aviez ouvert, je vous aurais tuée sur le coup. Car je suis jalouse de ma lumière, et ne supporte pas que l’on profane ma nuit par le travail!’’
Une légende de Saint-Malo raconte comment la Lune un jour avala la mer pour la punir d’avoir causé un naufrage. Un capitaine de navire alla la trouver pour la supplier de remettre la mer à sa place, car les marins ne pouvaient plus naviguer. La Lune recracha alors la mer, après lui avoir fait promettre qu’elle lui serait toujours soumise.

Source :
La Lune; Mystères et Sortilèges, par Édouard Brasey
Éditions du Chêne

L’homme dans la Lune au Japon


Ces croyances ne sont pas l’apanage des légendes européennes car, on les retrouve également dans certaines tribus d’indiens de la côte nord-ouest de l’Amérique, en Sibérie, en Chine et au Japon. En Asie, le bonhomme dans la Lune porte à la place du fagot, un joug aux extrémités duquel se balancent deux seaux (il s’agit d’une jeune fille chez les lakoutes et les Bouriates). Son séjour sur l’astre nocturne est généralement lié à l’expiation d’une faute, mais il peut également faire l’objet d’une récompense.

Ainsi une légende des îles Ryukyu, au Japon, rapporte que jadis la Lune brillait d’un plus bel éclat que son époux le Soleil. Ce dernier réclama à sa femme, un peu de sa lumière, prétextant que les voyageurs qui marchent durant la nuit sont moins nombreux et n’ont pas besoin de voir aussi clair. Mais la Lune fit la sourde oreille et refusa de sacrifier le moindre de ses rayons. Hors de lui, le Soleil poussa la Lune, qui tomba alors sur la Terre dans une marre remplie de boue. Un paysan qui passait par là posa son joug à terre et vint la nettoyer avec l’eau puisée à ses seaux mais, malgré tout ses efforts, il fut incapable de lui rendre son éclat premier. La Lune retourna alors au ciel, et depuis, à chaque pleine Lune, elle invite le paysan à lui rendre visite là-haut. De la vint l’explication des taches que l’on voit à sa surface; il s’agit du vieux paysan japonais harnaché de son joug et de ses seaux.

Source :
La Lune; Mystères et Sortilèges, par Édouard Brasey
Éditions du Chêne

mardi 26 octobre 2010

Anningan; Le mythe du viol du Soleil


Les Inuits, ont une légende qui met en scène un dieu lunaire et une déesse solaire. Ils sont frère et sœur, et vivent ensemble depuis l’origine du monde, dans une entente qui à défaut d’être parfaite, est bonne. Ils se partagent le ciel, et il fut un temps où les heures des nuits et des jours, étaient à nombre égal. C’était avant le vent de folie qui souffla sur Anningan, qui perdit la raison et s’éprit violemment de sa sœur. Un jour, alors que la déesse solaire Malina s’y attend le moins, son frère, le dieu lunaire Anningan la viole. Alors, la déesse Malina s’enfuit, et commence une chasse et une course, qui n’en finissent plus, depuis. Elle n’a de cesse de fuit son horrible frère, qui la poursuite de ses incestueuses assiduités.

La nuit de l’attaque d’Anningan contre sa sœur Malina, à eu des répercussions importantes. Ils ne vécurent plus jamais en harmonie, et les jours et les nuits ensuite, n’eurent plus le même nombre d’heures en tout temps, toute saison. Anningan avait brisé le cœur de sa sœur, rompu leur lien de confiance et rompu l’harmonie des jours et des nuits. Malina cette nuit-là, n’avait pas subi les outrages de son frère sans se débattre farouchement, et d’ailleurs on raconte que durant le combat qu’elle mena pour sauvegarder sa vertu, une lampe pleine à ras bord d’huile de phoque, s’est renversée et à couvert les mains de Malina, de noir. De ses mains noircies, alors qu’il commettait son crime, la déesse du soleil parvint à repousser son frère échoué sur son corps et repu. Ce faisant, de ses mains sales, elle laissa sur son visage blanc, des taches noires. Ensuite, elle prit la fuite et courut le plus loin possible, pour ne plus jamais être rejointe et prise de force à nouveau, par son odieux frère. Les Inuits racontent que les taches sur la Lune, sont les traces noires laissées sur le visage d’Anningan, pas sa sœur Malina.



Anningan s’est lancé à la poursuite de Malina, et n’a de cesse depuis, de la poursuivre éternellement. Forcené, son éternelle poursuite fait de lui un être de plus en plus maigre et décharné, à chaque nuit qui passe. C’est ainsi que les Inuits explique que la Lune s’amincit de soir en soir chaque mois à partir de sa phase décroissante. À la fin du mois, quand Anningan disparaît soudain, réduit à une taille famélique indicible, les Inuits racontent qu’il quitte trois jours, chaque fois (chaque mois) pour aller se sustenter, manger et refaire ses forces, pour mieux revenir pourchasser sa sœur. Chaque nuit sans lune, il refait ses forces pour mieux reprendre sa terrible course.

Depuis le viol du soleil, la déesse solaire Malina se tient le plus loin possible de son frère, et c’est ce qui explique qu’ils se lèvent à des moments différents, marquants les jours et les nuits. C’est depuis ce temps aussi, que les saisons sont si marquées par une grande noirceur qui perdure des mois, et un soleil haut qui perdure des mois, à son tour, l’autre portion de l’année.

Source :
Inuit Mythology par Evelyn Wolfson (auteure) et William Sauts Bock (illustrateur)
Éditions Barnes and Noble

lundi 25 octobre 2010

Élaboration d’un Portrait de Lune


J’ai beaucoup, beaucoup, de questions au sujet de comment je fais pour tirer ces Portraits de Lune. Je ne suis pas lasse, loin de là, du bel intérêt que soulèvent les Portraits de Lune. Une seule chose me fait sourire; souvent, malgré la ‘’divulgation’’ des sources et la révélation des méthodes, il y a encore des questions. ‘’Oui mais, comment fais-tu?’’

Non, je ne prends pas cela, tel quel, d’aucun endroit connu ou inconnu. Ça vient de mon bagage, de plusieurs années de pratique, d’un labeur de l’intuition et surtout, bien sincèrement, de la Lune elle-même. Comment expliquer? Je vais essayer de le faire ici, le plus clairement possible. L’enseigner? Je ne le peux pas. Alors, voilà les ficelles sorcières, même si ce n’est pas très sorcier.

Tout prend racine dans les prières et vœux à la Lune d’une petite fille spirituelle d’environ sept ans, qui voudrait se fondre dans le catholicisme sans y parvenir. Elle revient donc à la Lune, à laquelle, elle a toujours confié ses peines et ses secrets. Avec le temps, aux pleines lunes et aux nuits sans Lune, elle prendra l’habitude de remarquer et sentir, que des trucs se passent, que des courants sont plus forts, sans pouvoir expliquer autrement que, ‘’c’est la Lune qui fait cela’’.

Le temps passe et le lien à la Lune demeure seul élément intact, dans une spiritualité qui voyage et se meut. Les expériences, les intérêts, les rencontres, les lectures et les voyages en tous genres forgent une pratique que l’on pourrait dire lunaire. Lentement, les prières et vœux deviennent observations, méditations et réels dialogues.

Viennent se superposer, les intuitions de plus en plus ‘’justes’’ pas toujours précises, mais étrangement pas si floues non plus. S’ajoute alors le bagage des connaissances jetées dans le chaudron intérieur, dans un journal d’observations, un mélange de données, mêlées dans le but d’appuyer et de vérifier si chose se peut, les intuitions nées des ‘’échanges’’ avec la Lune. Plume de Lune alors, y mêle ses connaissances du ciel (astronomie et astrologie), des nombres (numérologie) et différentes autres sources folkloriques et magiques, selon les périodes de l’année. Prenant soin de tisser aussi chaque portrait, sans perdre de vue l’ensemble que forment toutes les Lunes, contenues dans une année, mais aussi, année après année. Forte dans son journal, de voir sous ses yeux les infos recueillies et rassemblées prendre forme et bon sens, elle décide un jour de partager.

Alors voilà. Il n’y a pas de recette miracle, si non une méthode très personnelle, presque intime qui s’appuie ensuite sur des bases à la portée de tous et toutes (astronomie, astrologie, numérologie, folklore et intuition) mais que ‘’j’équationne’’ à ma sauce, et ça, ça ne s’explique que très mal, et ça se transmet encore moins bien. Je sens, je cause vraiment avec la Lune, je la sonde, ensuite je vais faire mes ‘’devoirs’’ et je plonge dans mes sources plus ‘’ palpables’’ en tirant le portrait logique que je superpose aux intuitions, et jusqu’ici jamais les deux méthodes n’ont été diamétralement opposées. Alors, une part s’explique, et l’autre, peut-être pas. Voilà, vous savez tout. :)

Plume de Lune

Le jardin de minuit


‘’Sous la lune nous jouons,
Avec le crépuscule commence,
Notre journée,
Alors que nous dansons,
La mort s’éloigne.’’


-Sous la Lune, Thomas Ravenscroft

La magie de la Lune est puissante. Il suffit de s’aventurer dehors pendant que les autres dorment pour être récompensé de sa peine, en apercevant peut-être des fées danser dans l’herbe douce, à l’abri des bois sombres ou dans la lande désolée.



La nuit est propice aux enchantements. Les légendes regorgent de récits où un mortel surprend une ronde nocturne de créatures surnaturelles dansant au clair de lune. ‘’Je n’avais jamais vu une fée ou un lutin, raconte le protagoniste d’une histoire écossaise se déroulant au XIX ème siècle, mais ma mère en a vu tout un groupe. Elle était avec d’autres jeunes filles du village en train des traire leurs vaches lorsque le crépuscule est tombé; elles ont alors pu observer une foule de fées, qui dansaient et s’asseyaient dans la verte praire.’’

Si vous n’avez pas la chance de tomber sur une telle assemblée surnaturelle, vous pouvez toujours user d’un charme magique pour y parvenir. Pour réussir ce sortilège, vous devrez sortir dans votre jardin, et patienter aux côtés d’une chatte noire. Le chat doit-être caressé jusqu’à ce qu’il ronronne ; la première fois que l’animal s’étire, on doit tracer un signe de croix sur sa fourrure en l’oignant de vin, et faire la même chose sur soi. Il faut ensuite caresser trois fois la queue de la bête, en fermant l’œil gauche, puis l’œil droit, en disant :

‘’Elfes, de la nuit, charmez mon regard,
De vos silhouettes aperçues au clair de lune;
grâce à ce charme et avec ce signe de croix,
Je vous en supplie, exaucez mon souhait.’’


Il n’est pas inutile de prendre la précaution –au cas où les esprits voudraient vous jouer un mauvais tour- de se prémunir de l’aide d’un trèfle à quatre feuilles. Un tel stratagème fut employé avec succès par une héroïne d’une légende anglaise du XIX ème siècle rapportée par J.H. Hewing. Elle fut capturée par les fées mais réussit à s’échapper pendant qu’elles dansaient en formulant le vœux grâce à un trèfle à quatre feuilles.


À chaque phase de la lune correspond une magie spécifique. La lune rousse est à la fois propice pour planter des fleurs et pour concocter ses propres sortilèges. La pleine lune correspond quant à elle à l’apogée de la puissance magique, et annonce que les créatures surnaturelles sont de sortie. La lune décroissante est au contraire un moment favorable pour les chasser. Lorsque la nuit est noire, aucune magie ne peut-être entreprise. Il faut savoir attendre son heure, et si, le vent est bon, vous pourrez alors voguer le long d’un rayon de lumière, jusqu’en terre de Faerie.

Source:
Les Fées du Jardin, par Beatrice Phillpotts
Éditions Le Pré Aux Clercs

jeudi 21 octobre 2010

Pleine Lune du samedi 23 octobre 2010


Une Lune ronde très marquée, particulière forte, puissante même. Marquée par un esprit de changement drastique, couvant de profondes renaissances et gaillarde de l’énergie nécessaire pour porter la charge assumée des transformations encourues. Une pleine lune d’octobre sous le signe du Bélier, avec des pointes d’influences de la Balance et du Soleil. Cette pleine Lune touchera donc tout particulièrement les Bélier et Balance premier décan. C’est une lune qui secoue, plumes, poils et puces, qui oblige à faire tomber les peaux et poids mort une fois pour toute. Elle nous glisse dans un inconfort, dans des zones temporairement inconnues, mais pour le mieux. Elle bouscule donc, bien sûr, mais ses effets seront souverainement positifs. Elle peut nous clouer au lit pour nous intimer de ralentir de rythme, nous forcer à se pencher sur soi et à plonger vers ailleurs, elle peut nous apporter une rencontre surprenant, voire inespérée, elle peut nous apporter une occasion, un chemin que l’on ne voyait plus ou pas. Lune d’illumination, de changement de cap, de changement de direction, d’orientation, voir de branche. C’est une Lune très active, où seul un soupçon de réflexion aura sa place, car les doutes n’ont aucun terreau fertile sous son passage régnant.

C’est une Lune de réorientation, de changement de peau, de renaissance et de renouvellement. Les engagements pris et scellés sous son œil blanc seront profonds et durable, malgré l’aspect coup de tête de l’affaire. C’est une Lune qui semble spontanée, mais dont les changements et répercussions seront en profondeur et aux effets et développements à long terme.

C’est une pleine Lune très efficace pour retrouver tout ce qui est perdu; objets, souvenir, mémoire et confiance en soi. Elle fortifie et, soutient la démarche. Elle est aussi souveraine pour les communications par la voie des rêves, avec les guides, esprits et anciens disparus. Il est fort à parier qu’ils sont très bavards en ce moment, et qu’ils ont beaucoup à nous dire et à nous enseigner. C’est aussi une Lune formidable, pour parer les énergies négatives, les attaques psychiques, et autres ondes peu favorables. Elle offre une protection dynamique, faisant office d’un bouclier qui chasse et repousse avec beaucoup d’efficacité. En ce sens, il ne faut pas hésiter à requérir son aide; par des chants, souhaits, prières et rituels.
Cette Pleine Lune nous pousse dans le dos, vers une direction encore inconnue et inexplorée, bon gré et mal gré. Elle est très autoritaire, volontaire et forte. Elle peut étourdir certain, faire peur à d’autres, mais se laisser porter par ses influences et son mouvement, c’est prendre part à un beau voyage dont on ne reviendra pas pareil, ni perdant. C’est une Lune bouleversante, mais si riche, pour ceux qui ont des batailles à mener, elle sera une alliée sûre et solide. Si on se branche sur son énergie, on aura la force, les énergies et la confiance volontaire nécessaires pour affronter et passer au travers des conflits et autres combats. Elle soutient ceux qui sont plongés dans les batailles.

C’est une Lune qui marque des renaissances à plusieurs niveaux, et en particulier les renaissances spirituelles. Si la spiritualité débute à faire son entrée, il est fort à parier qu’elle connaîtra une augmentation significative. C’est une Lune qui est très favorable aux guérisons psychologiques et à tout ce qui touche au système nerveux.

Si elle remue beaucoup de choses, elle sera source de lumière et de chaleur; ce n’est pas une froide et pâle pleine Lune. Plusieurs au bout de la route qu’elle éclaire au travers des brumes, toucheront leur idéal, et d’autres l’atteindront. Elle soutient et renforce la volonté. Les sens s’emballent, le corps peut-être mis à rude épreuve, l’imagination peut s’emporter, mais au final, après les séismes, se révélera toute la beauté de ce dont elle est porteuse. Ce qui ressemble à de l’impulsion, est en fait un mouvement largement mûrit, qui a sans doute été l’objet de plusieurs et moult hésitations auparavant. Le pas en avant soudain, est nécessaire et incontournable. Elle peut isoler, rendre les rapports brièvement complexes, le temps de démêler, comprendre et absorber ce qui nous arrive. Cependant, le rayonnement et le partage des nouveaux acquis, du renouveau, ne tardera pas à se faire sentir.

On prend conscience du chemin parcourut, de la somme de nos expériences et on passe à autre chose, fort de ce que l’on est et de ce que l’on porte. C’est la fin marquante non seulement d’un cycle, mais d’une époque. La mort d’une chose, pour un important passage vers autre chose. Et pour de renouveau et ce passage, la somme de nos expériences se révéleront utiles et précieuses. Il y aura un temps pour plonger, un autre pour s’intérioriser et un dernier, pour absorber la renaissance. Le tout se passant plutôt rapidement pour plusieurs d’entre nous. Ce ne sera pas sans heurts pour tous, et ceux qui ne sont pas conscients seront peut-être même rudement déboussolés ou bousculés, mais tout rentrera ultimement dans l’ordre. Un voyage s’amorce, peut importe sa forme; changement radical de vie, de foi, changement professionnel, naissance, mariage, nouvelle rencontre, divorce. Il y a beaucoup de chance que la transformation soit majeure, mais elle aura des répercussions profondes et positives. Il ne faut pas fuir, il faut faire face.

Bonne Pleine Lune à tous et à toutes.

Herbes et encens : myrrhe, vétiver et œillet.
Pierres : lapis-lazuli, pierre de lune, grenat.
Bougies : indigo, bourgogne et blanche.

Belle Perle Céleste,
Ta venue dans les cieux,
Anime les cœurs et,
Délie les natures.

Tu es Lune blanche,
De feu sacré, qui,
Brûle tout ce qui est ancien,
Pour laisser place au renouveau.


Vient mettre le feu,
Aux peaux mortes,
Et aux poids traînés,
Depuis trop longtemps.

Ton souffle vif, est,
Celui qui pousse les dos,
Des mal assurés et hésitants,
Ne laissant pas le choix,

Aux transformations
De s’opérer, sous ton regard.
Œil bienveillant et parfaitement rond,
Veille sur ce changement;

De peau, de cap, de cycle et de vie.
Offre ta force et ton soutient,
Aux âmes changées et,
Aux natures renouvelées.

Sois remerciée, belle Lune ronde,
Et puisses-tu veiller,
Sur toutes les nombreuses âmes,
En ébullition, sur notre chère Terre.