jeudi 28 octobre 2010

L’homme dans la Lune au Japon


Ces croyances ne sont pas l’apanage des légendes européennes car, on les retrouve également dans certaines tribus d’indiens de la côte nord-ouest de l’Amérique, en Sibérie, en Chine et au Japon. En Asie, le bonhomme dans la Lune porte à la place du fagot, un joug aux extrémités duquel se balancent deux seaux (il s’agit d’une jeune fille chez les lakoutes et les Bouriates). Son séjour sur l’astre nocturne est généralement lié à l’expiation d’une faute, mais il peut également faire l’objet d’une récompense.

Ainsi une légende des îles Ryukyu, au Japon, rapporte que jadis la Lune brillait d’un plus bel éclat que son époux le Soleil. Ce dernier réclama à sa femme, un peu de sa lumière, prétextant que les voyageurs qui marchent durant la nuit sont moins nombreux et n’ont pas besoin de voir aussi clair. Mais la Lune fit la sourde oreille et refusa de sacrifier le moindre de ses rayons. Hors de lui, le Soleil poussa la Lune, qui tomba alors sur la Terre dans une marre remplie de boue. Un paysan qui passait par là posa son joug à terre et vint la nettoyer avec l’eau puisée à ses seaux mais, malgré tout ses efforts, il fut incapable de lui rendre son éclat premier. La Lune retourna alors au ciel, et depuis, à chaque pleine Lune, elle invite le paysan à lui rendre visite là-haut. De la vint l’explication des taches que l’on voit à sa surface; il s’agit du vieux paysan japonais harnaché de son joug et de ses seaux.

Source :
La Lune; Mystères et Sortilèges, par Édouard Brasey
Éditions du Chêne

mardi 26 octobre 2010

Anningan; Le mythe du viol du Soleil


Les Inuits, ont une légende qui met en scène un dieu lunaire et une déesse solaire. Ils sont frère et sœur, et vivent ensemble depuis l’origine du monde, dans une entente qui à défaut d’être parfaite, est bonne. Ils se partagent le ciel, et il fut un temps où les heures des nuits et des jours, étaient à nombre égal. C’était avant le vent de folie qui souffla sur Anningan, qui perdit la raison et s’éprit violemment de sa sœur. Un jour, alors que la déesse solaire Malina s’y attend le moins, son frère, le dieu lunaire Anningan la viole. Alors, la déesse Malina s’enfuit, et commence une chasse et une course, qui n’en finissent plus, depuis. Elle n’a de cesse de fuit son horrible frère, qui la poursuite de ses incestueuses assiduités.

La nuit de l’attaque d’Anningan contre sa sœur Malina, à eu des répercussions importantes. Ils ne vécurent plus jamais en harmonie, et les jours et les nuits ensuite, n’eurent plus le même nombre d’heures en tout temps, toute saison. Anningan avait brisé le cœur de sa sœur, rompu leur lien de confiance et rompu l’harmonie des jours et des nuits. Malina cette nuit-là, n’avait pas subi les outrages de son frère sans se débattre farouchement, et d’ailleurs on raconte que durant le combat qu’elle mena pour sauvegarder sa vertu, une lampe pleine à ras bord d’huile de phoque, s’est renversée et à couvert les mains de Malina, de noir. De ses mains noircies, alors qu’il commettait son crime, la déesse du soleil parvint à repousser son frère échoué sur son corps et repu. Ce faisant, de ses mains sales, elle laissa sur son visage blanc, des taches noires. Ensuite, elle prit la fuite et courut le plus loin possible, pour ne plus jamais être rejointe et prise de force à nouveau, par son odieux frère. Les Inuits racontent que les taches sur la Lune, sont les traces noires laissées sur le visage d’Anningan, pas sa sœur Malina.



Anningan s’est lancé à la poursuite de Malina, et n’a de cesse depuis, de la poursuivre éternellement. Forcené, son éternelle poursuite fait de lui un être de plus en plus maigre et décharné, à chaque nuit qui passe. C’est ainsi que les Inuits explique que la Lune s’amincit de soir en soir chaque mois à partir de sa phase décroissante. À la fin du mois, quand Anningan disparaît soudain, réduit à une taille famélique indicible, les Inuits racontent qu’il quitte trois jours, chaque fois (chaque mois) pour aller se sustenter, manger et refaire ses forces, pour mieux revenir pourchasser sa sœur. Chaque nuit sans lune, il refait ses forces pour mieux reprendre sa terrible course.

Depuis le viol du soleil, la déesse solaire Malina se tient le plus loin possible de son frère, et c’est ce qui explique qu’ils se lèvent à des moments différents, marquants les jours et les nuits. C’est depuis ce temps aussi, que les saisons sont si marquées par une grande noirceur qui perdure des mois, et un soleil haut qui perdure des mois, à son tour, l’autre portion de l’année.

Source :
Inuit Mythology par Evelyn Wolfson (auteure) et William Sauts Bock (illustrateur)
Éditions Barnes and Noble

lundi 25 octobre 2010

Élaboration d’un Portrait de Lune


J’ai beaucoup, beaucoup, de questions au sujet de comment je fais pour tirer ces Portraits de Lune. Je ne suis pas lasse, loin de là, du bel intérêt que soulèvent les Portraits de Lune. Une seule chose me fait sourire; souvent, malgré la ‘’divulgation’’ des sources et la révélation des méthodes, il y a encore des questions. ‘’Oui mais, comment fais-tu?’’

Non, je ne prends pas cela, tel quel, d’aucun endroit connu ou inconnu. Ça vient de mon bagage, de plusieurs années de pratique, d’un labeur de l’intuition et surtout, bien sincèrement, de la Lune elle-même. Comment expliquer? Je vais essayer de le faire ici, le plus clairement possible. L’enseigner? Je ne le peux pas. Alors, voilà les ficelles sorcières, même si ce n’est pas très sorcier.

Tout prend racine dans les prières et vœux à la Lune d’une petite fille spirituelle d’environ sept ans, qui voudrait se fondre dans le catholicisme sans y parvenir. Elle revient donc à la Lune, à laquelle, elle a toujours confié ses peines et ses secrets. Avec le temps, aux pleines lunes et aux nuits sans Lune, elle prendra l’habitude de remarquer et sentir, que des trucs se passent, que des courants sont plus forts, sans pouvoir expliquer autrement que, ‘’c’est la Lune qui fait cela’’.

Le temps passe et le lien à la Lune demeure seul élément intact, dans une spiritualité qui voyage et se meut. Les expériences, les intérêts, les rencontres, les lectures et les voyages en tous genres forgent une pratique que l’on pourrait dire lunaire. Lentement, les prières et vœux deviennent observations, méditations et réels dialogues.

Viennent se superposer, les intuitions de plus en plus ‘’justes’’ pas toujours précises, mais étrangement pas si floues non plus. S’ajoute alors le bagage des connaissances jetées dans le chaudron intérieur, dans un journal d’observations, un mélange de données, mêlées dans le but d’appuyer et de vérifier si chose se peut, les intuitions nées des ‘’échanges’’ avec la Lune. Plume de Lune alors, y mêle ses connaissances du ciel (astronomie et astrologie), des nombres (numérologie) et différentes autres sources folkloriques et magiques, selon les périodes de l’année. Prenant soin de tisser aussi chaque portrait, sans perdre de vue l’ensemble que forment toutes les Lunes, contenues dans une année, mais aussi, année après année. Forte dans son journal, de voir sous ses yeux les infos recueillies et rassemblées prendre forme et bon sens, elle décide un jour de partager.

Alors voilà. Il n’y a pas de recette miracle, si non une méthode très personnelle, presque intime qui s’appuie ensuite sur des bases à la portée de tous et toutes (astronomie, astrologie, numérologie, folklore et intuition) mais que ‘’j’équationne’’ à ma sauce, et ça, ça ne s’explique que très mal, et ça se transmet encore moins bien. Je sens, je cause vraiment avec la Lune, je la sonde, ensuite je vais faire mes ‘’devoirs’’ et je plonge dans mes sources plus ‘’ palpables’’ en tirant le portrait logique que je superpose aux intuitions, et jusqu’ici jamais les deux méthodes n’ont été diamétralement opposées. Alors, une part s’explique, et l’autre, peut-être pas. Voilà, vous savez tout. :)

Plume de Lune

Le jardin de minuit


‘’Sous la lune nous jouons,
Avec le crépuscule commence,
Notre journée,
Alors que nous dansons,
La mort s’éloigne.’’


-Sous la Lune, Thomas Ravenscroft

La magie de la Lune est puissante. Il suffit de s’aventurer dehors pendant que les autres dorment pour être récompensé de sa peine, en apercevant peut-être des fées danser dans l’herbe douce, à l’abri des bois sombres ou dans la lande désolée.



La nuit est propice aux enchantements. Les légendes regorgent de récits où un mortel surprend une ronde nocturne de créatures surnaturelles dansant au clair de lune. ‘’Je n’avais jamais vu une fée ou un lutin, raconte le protagoniste d’une histoire écossaise se déroulant au XIX ème siècle, mais ma mère en a vu tout un groupe. Elle était avec d’autres jeunes filles du village en train des traire leurs vaches lorsque le crépuscule est tombé; elles ont alors pu observer une foule de fées, qui dansaient et s’asseyaient dans la verte praire.’’

Si vous n’avez pas la chance de tomber sur une telle assemblée surnaturelle, vous pouvez toujours user d’un charme magique pour y parvenir. Pour réussir ce sortilège, vous devrez sortir dans votre jardin, et patienter aux côtés d’une chatte noire. Le chat doit-être caressé jusqu’à ce qu’il ronronne ; la première fois que l’animal s’étire, on doit tracer un signe de croix sur sa fourrure en l’oignant de vin, et faire la même chose sur soi. Il faut ensuite caresser trois fois la queue de la bête, en fermant l’œil gauche, puis l’œil droit, en disant :

‘’Elfes, de la nuit, charmez mon regard,
De vos silhouettes aperçues au clair de lune;
grâce à ce charme et avec ce signe de croix,
Je vous en supplie, exaucez mon souhait.’’


Il n’est pas inutile de prendre la précaution –au cas où les esprits voudraient vous jouer un mauvais tour- de se prémunir de l’aide d’un trèfle à quatre feuilles. Un tel stratagème fut employé avec succès par une héroïne d’une légende anglaise du XIX ème siècle rapportée par J.H. Hewing. Elle fut capturée par les fées mais réussit à s’échapper pendant qu’elles dansaient en formulant le vœux grâce à un trèfle à quatre feuilles.


À chaque phase de la lune correspond une magie spécifique. La lune rousse est à la fois propice pour planter des fleurs et pour concocter ses propres sortilèges. La pleine lune correspond quant à elle à l’apogée de la puissance magique, et annonce que les créatures surnaturelles sont de sortie. La lune décroissante est au contraire un moment favorable pour les chasser. Lorsque la nuit est noire, aucune magie ne peut-être entreprise. Il faut savoir attendre son heure, et si, le vent est bon, vous pourrez alors voguer le long d’un rayon de lumière, jusqu’en terre de Faerie.

Source:
Les Fées du Jardin, par Beatrice Phillpotts
Éditions Le Pré Aux Clercs

jeudi 21 octobre 2010

Pleine Lune du samedi 23 octobre 2010


Une Lune ronde très marquée, particulière forte, puissante même. Marquée par un esprit de changement drastique, couvant de profondes renaissances et gaillarde de l’énergie nécessaire pour porter la charge assumée des transformations encourues. Une pleine lune d’octobre sous le signe du Bélier, avec des pointes d’influences de la Balance et du Soleil. Cette pleine Lune touchera donc tout particulièrement les Bélier et Balance premier décan. C’est une lune qui secoue, plumes, poils et puces, qui oblige à faire tomber les peaux et poids mort une fois pour toute. Elle nous glisse dans un inconfort, dans des zones temporairement inconnues, mais pour le mieux. Elle bouscule donc, bien sûr, mais ses effets seront souverainement positifs. Elle peut nous clouer au lit pour nous intimer de ralentir de rythme, nous forcer à se pencher sur soi et à plonger vers ailleurs, elle peut nous apporter une rencontre surprenant, voire inespérée, elle peut nous apporter une occasion, un chemin que l’on ne voyait plus ou pas. Lune d’illumination, de changement de cap, de changement de direction, d’orientation, voir de branche. C’est une Lune très active, où seul un soupçon de réflexion aura sa place, car les doutes n’ont aucun terreau fertile sous son passage régnant.

C’est une Lune de réorientation, de changement de peau, de renaissance et de renouvellement. Les engagements pris et scellés sous son œil blanc seront profonds et durable, malgré l’aspect coup de tête de l’affaire. C’est une Lune qui semble spontanée, mais dont les changements et répercussions seront en profondeur et aux effets et développements à long terme.

C’est une pleine Lune très efficace pour retrouver tout ce qui est perdu; objets, souvenir, mémoire et confiance en soi. Elle fortifie et, soutient la démarche. Elle est aussi souveraine pour les communications par la voie des rêves, avec les guides, esprits et anciens disparus. Il est fort à parier qu’ils sont très bavards en ce moment, et qu’ils ont beaucoup à nous dire et à nous enseigner. C’est aussi une Lune formidable, pour parer les énergies négatives, les attaques psychiques, et autres ondes peu favorables. Elle offre une protection dynamique, faisant office d’un bouclier qui chasse et repousse avec beaucoup d’efficacité. En ce sens, il ne faut pas hésiter à requérir son aide; par des chants, souhaits, prières et rituels.
Cette Pleine Lune nous pousse dans le dos, vers une direction encore inconnue et inexplorée, bon gré et mal gré. Elle est très autoritaire, volontaire et forte. Elle peut étourdir certain, faire peur à d’autres, mais se laisser porter par ses influences et son mouvement, c’est prendre part à un beau voyage dont on ne reviendra pas pareil, ni perdant. C’est une Lune bouleversante, mais si riche, pour ceux qui ont des batailles à mener, elle sera une alliée sûre et solide. Si on se branche sur son énergie, on aura la force, les énergies et la confiance volontaire nécessaires pour affronter et passer au travers des conflits et autres combats. Elle soutient ceux qui sont plongés dans les batailles.

C’est une Lune qui marque des renaissances à plusieurs niveaux, et en particulier les renaissances spirituelles. Si la spiritualité débute à faire son entrée, il est fort à parier qu’elle connaîtra une augmentation significative. C’est une Lune qui est très favorable aux guérisons psychologiques et à tout ce qui touche au système nerveux.

Si elle remue beaucoup de choses, elle sera source de lumière et de chaleur; ce n’est pas une froide et pâle pleine Lune. Plusieurs au bout de la route qu’elle éclaire au travers des brumes, toucheront leur idéal, et d’autres l’atteindront. Elle soutient et renforce la volonté. Les sens s’emballent, le corps peut-être mis à rude épreuve, l’imagination peut s’emporter, mais au final, après les séismes, se révélera toute la beauté de ce dont elle est porteuse. Ce qui ressemble à de l’impulsion, est en fait un mouvement largement mûrit, qui a sans doute été l’objet de plusieurs et moult hésitations auparavant. Le pas en avant soudain, est nécessaire et incontournable. Elle peut isoler, rendre les rapports brièvement complexes, le temps de démêler, comprendre et absorber ce qui nous arrive. Cependant, le rayonnement et le partage des nouveaux acquis, du renouveau, ne tardera pas à se faire sentir.

On prend conscience du chemin parcourut, de la somme de nos expériences et on passe à autre chose, fort de ce que l’on est et de ce que l’on porte. C’est la fin marquante non seulement d’un cycle, mais d’une époque. La mort d’une chose, pour un important passage vers autre chose. Et pour de renouveau et ce passage, la somme de nos expériences se révéleront utiles et précieuses. Il y aura un temps pour plonger, un autre pour s’intérioriser et un dernier, pour absorber la renaissance. Le tout se passant plutôt rapidement pour plusieurs d’entre nous. Ce ne sera pas sans heurts pour tous, et ceux qui ne sont pas conscients seront peut-être même rudement déboussolés ou bousculés, mais tout rentrera ultimement dans l’ordre. Un voyage s’amorce, peut importe sa forme; changement radical de vie, de foi, changement professionnel, naissance, mariage, nouvelle rencontre, divorce. Il y a beaucoup de chance que la transformation soit majeure, mais elle aura des répercussions profondes et positives. Il ne faut pas fuir, il faut faire face.

Bonne Pleine Lune à tous et à toutes.

Herbes et encens : myrrhe, vétiver et œillet.
Pierres : lapis-lazuli, pierre de lune, grenat.
Bougies : indigo, bourgogne et blanche.

Belle Perle Céleste,
Ta venue dans les cieux,
Anime les cœurs et,
Délie les natures.

Tu es Lune blanche,
De feu sacré, qui,
Brûle tout ce qui est ancien,
Pour laisser place au renouveau.


Vient mettre le feu,
Aux peaux mortes,
Et aux poids traînés,
Depuis trop longtemps.

Ton souffle vif, est,
Celui qui pousse les dos,
Des mal assurés et hésitants,
Ne laissant pas le choix,

Aux transformations
De s’opérer, sous ton regard.
Œil bienveillant et parfaitement rond,
Veille sur ce changement;

De peau, de cap, de cycle et de vie.
Offre ta force et ton soutient,
Aux âmes changées et,
Aux natures renouvelées.

Sois remerciée, belle Lune ronde,
Et puisses-tu veiller,
Sur toutes les nombreuses âmes,
En ébullition, sur notre chère Terre.

mardi 5 octobre 2010

Lune Noire du jeudi 7 octobre 2010.


C’est une Lune Noire en Balance sous les influences du Soleil, avec les énergies de Saturne et de Mercure. C’est une Lune de dualité, de contraste et de paradoxe. C’est une Lune qui nous permet d’entrer en contact avec notre soi, mais aussi, en contact profond avec les autres. Surtout, avec certains individus en particulier. Il est fort à parier, que des amitiés seront renforcies, que des amitiés fleuriront là où on s’y attendait peut-être moins. C’est une Lune Noire qui surchauffe l’intuition et les émotions, et qui portent aux confidences. Vous pourriez confier un secret important, ou devenir dépositaire d’un secret important, de confidences sous le sceau du secret. C’est une lune qui impose une certaine passiveté à plusieurs natures, mais pourtant, il faudrait remuer puces et plumes. Il y a nécessité de bouger, de remuer, de faire un mouvement, malgré l’appel au confort casanier qu’inspire l’automne. Des occasions se présentent maintenant, qui ne reviendront pas plus tard; bougez-vous. Il ne faut pas céder à la fausse facilité et à la pensée magique. Nous sommes moins fragiles que nous le pensons, on ne doit pas faussement de garder et se sauvegarder, et sans se mettre en danger, il ne faut pas avoir peur d’agir. Il faut aussi savoir tirer des leçons du passé, qui nous relance et nous revient, mais sans s’y accrocher et en sachant le laisser aller. Prendre les enseignements qu’il contient, tout en lâchant prise. Pas facile. Plus facile à dire qu’à faire, je sais.

Cette lune noire nous teste beaucoup, nous offre plusieurs choix, qui peuvent nous donner envie de faire l’autruche ou la tortue, et d’attendre qu’elle passe. C’est un leurre; il faut agir, bouger et se mouvoir. Rester assis sur son derrière, pourrait causer des regrets, assez rapidement. Se mettre en danger pourrait même paraître exaltant à certaines natures qui n’ont pas froid aux yeux, et mener étonnamment, à d’heureux résultat. Certains pourraient miser le tout pour le tout, et remporter la mise; en obtenant ce qu’ils convoitaient. Si on ne va pas à la pêche, rien ne se produira tout seul. Qui ne risque rien n’a rien ne vaut pas pour tous, mais devrait quand même en inspirer plusieurs. La modération à bien meilleur goût dit-on, oui, mais il ne faut pas se leurrer et la confondre avec immobilisme. I l ne faut pas attendre que les choses viennent à nous, et cette Lune Noire est propice au mouvement; allons au-devant des choses pour les plus vifs et audacieux et, à tout le moins, faisons un pas hors de notre confort, pour les plus frileux.

Il ne faut pas trop s’accrocher aux hésitations, cette Lune Noire est une sirène trompeuse, qui vise à tester votre confiance en soi et en vos moyens. Malicieuse? Non. Vous n’aurez toujours que vous-mêmes à blâmer pour vos mauvais choix, ou pire, l’absence de choix et de mouvement. Elle ne fait que venir jeter le trouble, pour tester nos capacités de mouvement, et de discernement. Elle nous incite à bondir et se faire confiance, plutôt que de nous encourager à se laisser bercer yeux fermés au son de son chant envoûtant. Elle joue et teste nos hésitations, notre immobilité figé dans le confort. Elle endormira bien quelques-uns, mais heureux sont ceux qui bondiront et débuteront un voyage intérieur, professionnel ou au sens propre, sous son œil sage. Il ne faut pas avoir peur de plonger, de s’engager et d’oser.
Sous les troubles, les doutes et les hésitations qu’elle déclenche intérieurement, et qui peuvent nous conforter dans notre immobilité, se cache en fait, une Lune riche d’opportunités, de chance, d’abondance et de trésors cachés. C’est une lune très riche et fertile, dont il serait dommage de ne pas profiter.

C’est également une belle Lune pour dénouer des nœuds et démêler des fils; des affaires juridiques seront favorisées par un dénouement positif. C’est une Lune Noire parfaite pour un grand ménage karmique, et une purification de la maison. Faire un ménage pour non pas seulement pour purifier, mais surtout, pour installer un climat ou un terreau, pour implanter un équilibre. Sous ses dehors légèrement machiavélique, pour ceux et celles qui sauront voir plus loin, elle réserve des trésors de possibilités pour établir de nouvelles bases sur lesquelles continuer d’avancer. Il faut cependant être capable de se regarder en face, de bouger et de se rencontrer. Il ne faut pas passer tout droit ou à côté, et jouer à l’autruche. Ce serait dommage de passer à côté de si belles possibilités.

C’est une belle Lune pour restaurer ce qui doit l’être en soi, et avec les autres. Il ne faut pas demeurer les yeux fermés, sous peine de se morfondre et de voire accroître le taux de mélancolie et de négativisme. L’amertume peut effectivement être à la hausse pour les gens qui se ferment, et certains pourraient être particulièrement aigris durant son passage. C’est une belle Lune pour chercher et trouver l’équilibre ou, à tout le moins, les bases d’un nouvel équilibre.
Les soins apportés à la région des reins, du bas du dos et du bassin, sont à privilégiés durant cette Lune. N’hésitez donc pas à consulter votre Maître Reiki, votre massothérapeute ou votre réflexologue!

C’est une Lune noire très ‘’joueuse de tours’’ dont certains pourraient s’avérer moins plaisant, mais que nous serions les seuls à nous jouer. Elle nous apprend à nous écouter en dépit de nos doutes ou de toutes les influences extérieures. Une Lune pas simple, mais tellement enrichissante.
Bonne Lune Noire à toutes et à tous!

Herbes et encens : menthe, rose et oliban.
Pierres : citrine, améthyste et lapis-lazuli.
Bougies : bleu royal, violet et orangé.

Belle perle noire céleste,
Tu joue de tes sombres reflets,
Sous tes voiles noirs et ombrageux.
Tu te joues et ris, des ombres,

Dans mon âme, jetant le trouble,
Le doute et l’hésitation,
Dans mon être et ma conscience.
Tu sondes de manière souterraine,

Sous un faux visage mesquin,
Et je saurai entendre
Ton chant véritable,
Qui appelle le mouvement,

Et la recherche d’équilibre.
Le bonheur est caché,
Là où on ne l’attend pas,
Quelque part en soi,

Mais ce n’est pas en,
Demeurant assise et bras croisés,
Que je saurai trouver,
Tous les trésors cachés,

Que tu couves et que,
Tu as semés un peu partout.
Belle Lune Noire,
Je te remercie, de ta présence,

Aussi sage que troublante.
Puisses-tu faire plonger en eux,
Les enfants de la Terre, leur infusant le courage,
Et qu’ils y découvrent richesses et merveilles.

L’homme au fagot


Le malfaiteur est généralement condamné à porter sur le dos, l’objet de son délit, le plus souvent un fagot de bois qu’il est accusé d’avoir ramassé un dimanche, au mépris de la trève dominicale censée être consacrée au repos et à la prière. Ainsi, les mères basques racontent à leurs enfants qu’un homme s’était chargé un dimanche d’un fagot d’épines destiné à combler un trou dans la haie de son jardin. Dieu, surnommé Jainco, prit l’homme sur le fait et le punit en l’envoyant sur la Lune avec son fagot, après lui avoir dit : ‘’Puisque tu n’as pas obéi à ma loi, jusqu’à la fin du monde, tout les soirs tu éclaireras.’’

Un récit originaire du Bourbonnais présente comme protagonistes une femme ayant fait sa lessive le jour de Pâques et son voisin ayant bouché sa clôture avec des épines le jour de Noël. Pour ces deux manquements inqualifiables, ils furent condamnés à s’exiler, la femme dans la Lune et l’homme, dans le Soleil. Or, il faisait si froid dans la Lune et si chaud dans le Soleil, que l’homme et la femme demandèrent à Dieu de bien vouloir les autoriser à changer de place. «ce fut au tour de l’homme d’avoir trop froid et à la femme d’avoir trop chaud. Ils voulurent à nouveau changer de lieu, mais cette fois, Dieu ne le permit pas.

Dans certains cas, la faute invoquée pour punir le coupable, est un manquement aux règles élémentaires de la charité et de l’hospitalité. Ainsi, les paysans du Bocage vendéen disent que l’homme est condamné à porter éternellement son fagot dans le froid de la nuit pour avoir refusé d’accueillir Jésus dans son foyer. Dans d’autres, c’est pour avoir menti en invoquant la Lune que le voleur se trouve emporté dans les cieux. C’est alors la Lune elle-même qui se fait justice, sans passer par l’intermédiaire de Dieu.

La Lune; Mystères et Sortilèges,
Édouard Brasey,
Éditions du Chêne