mardi 24 août 2010

La Lune


Avec un diamètre de 3476 km –contre 12714 km pour celui de la Terre- la Lune est l’unique satellite naturel de notre planète. À certains égards, c’est une planète jumelle de la Terre. Les deux corps sont liés par la gravitation : la période de rotation de la Lune autour de son axe correspond exactement à sa période de révolution (27 jours, 7 heures, 43 minutes); cela explique pourquoi nous voyons toujours la même face de la Lune, l’autre face restant cachée. Il y a toutefois une différence essentielle entre la Terre et notre satellite : la Lune est un astre mort, pratiquement sans atmosphère, sans eau de surface et où il n’y a pas de vie possible; pour autant que nous le sachions.

Comme toutes les planètes, elle n’est visible que parce qu’elle réfléchit la lumière. Le premier et dernier croissant de la Lune- comme le disque complet de la pleine lune- sont directement illuminés par le Soleil, selon un cycle de phases de 29 jours et demi. Au cours de ce cycle, la part visible de la Lune croît depuis la nouvelle Lune, en passant par le premier quartier, jusqu’à la pleine Lune, puis elle décroît, à partir du dernier quartier, devient un croissant qui s’amincit peu à peu et finit par disparaître jusqu’à la nouvelle Lun. Parfois, dans le ciel, le soir, on découvre un beau phénomène connu sous le nom de ‘’clair de Terre’’; la lumière du Soleil réfléchie par la Terre atteint la partie obscure du disque lunaire, et l’éclaire faiblement.

Satellite d’une planète moyenne, la Lune n’a évidemment pas le même rang que le Soleil dans la hiérarchie des astres. Cependant, pour nous, le Soleil et la Lune forment un duo. Ce sont les deux plus grands objets lumineux de notre ciel, et ils sont presque universellement considérés comme des jumeaux qui se partagent le jour et la nuit. En outre, du fait d’une coïncidence extraordinaire, qui émeut sans doute plus les poètes et les amateurs de mythologie que les astronomes, bien qu’ils soient séparés de nous par des distances très différentes, ils nous semblent tout les deux à peu près de la même grosseur.

Le symbolisme lié à la Lune, dans les différentes civilisations et à toutes les époques, paraît tout d’abord extrêmement diversifié, complexe et plein de contradictions, surtout quand on le compare à la relative unités des représentations mythiques du Soleil. Cependant, on peut voir dans cette disparité, une expression du caractère changeant et inconstant de l’astre de la nuit. Au cours de la préhistoire, il semble que la Lune ait eue une importance plus grande que le Soleil, et, selon toute apparence, dans la majorité des civilisations, on a commencé à établir un calendrier en comptant les ‘’mois lunaires’’ plutôt que les saisons solaires; il apparaît que le plan de nombreux sites mégalithique a été établit en fonction de certaines données astronomiques, et notamment celles de l’orbite de la Lune. Le nom du dieu lunaire japonais, Tsuki-Yomi, dérive des termes signifiants ‘’Lune’’ et ‘’compter’’.

La représentation du dieu lunaire de l’ancienne Égypte, Thot, parfois doté d’une tête d’ibis ou de chien, ou prenant la forme d’un babouin portant un croissant de Lune sur la tête, témoigne d’une ancienne conception religieuse : la Lune et le Soleil, en se levant et en se couchant, se remplacent mutuellement dans le ciel. Lorsque le dieu solaire Rê effectue son voyage dans le monde souterrain, aux cours des heures d’obscurité, on fait appel à Thot pour prendre sa place dans le monde supérieur. Dans certains récits, c’est Rê qui a crée la Lune pour éclairer le ciel durant la nuit, et qui a chargé Thot de la garder. Ce dernier tient également le calendrier du monde, et il a enseigné à l’humanité, les arts et les sciences. Plus tard, il a été identifié à Hermès par les Grecs. À une époque plus récente, Thot est devenu une source d’inspiration pour la doctrine hermétique des Grecs, des Arabes et des Européens.

Le rôle régulateur de la Lune sur le cycle menstruel (ce dernier mot vient du grec ‘’menses’’, qui signifie Lune) était lié directement, dans l’Antiquité, à la fécondité. Lorsqu’on est passé du matriarcat au patriarcat, la Lune s’est vu attribuer un rôle de plus en plus féminin, alors que le Soleil était associé à la partie masculine de la société. On trouve une représentation caractéristique de la Lune et de sa féminité en la personne de la déesse lunaire Ch’ang-o, ou Hang-o, l’une des divinités les plus vénérées des Chinois. La fête de la Lune, qui se tient le jour de la pleine Lune qui suit l’équinoxe d’automne, est l’une des trois grandes fêtes annuelles. Elle est dédiée uniquement aux femmes et aux enfants, et les hommes n’ont pas le droit d’y prendre part. On façonne de petites statues en forme de lapin, ou des soldats à têtes de lièvre –deux animaux lunaires- et les enfants font des offrandes à la Lune qui se lève. Dans la mythologie Ch’ang-o est la femme de l’archer I, qui reçut l’élixir d’immortalité pour avoir sauvé l’humanité en abattant neuf des dix Soleils, alors qu’ils se levaient ensemble, conspirant pour brûler le monde. Un jour, I rentra chez lui et constata que son épouse avait bu l’élixir; elle s’était enfuie vers la Lune et I se lança à sa poursuite. Le lièvre lunaire offrit une protection à la femme et força I à abandonner sa poursuite. Depuis ce jour on considère que Ch’ang-o vit dans la Lune et qu’elle est un modèle de beauté et de modestie.

Aujourd’hui, on considère souvent comme allant de soi, le caractère féminin de la Lune; pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi, comme on peut le voir en Égypte où elle prend la forme du dieu masculin Thot. Au Japon, Tsuki-Yomi est un dieu lunaire, et dans la mythologie mésopotamienne, le dieu lunaire Sin, est représenté sous les traits d’un vieil homme portant une barbe; c’est même la divinité la plus importante d’un trio qui comprend aussi Shamash, le dieu du Soleil et Ashtart, l’équivalent de Vénus.

Dans la mythologie brahmanique, on dit que les âmes des défunts vont dans la Lune. Cette identification de notre satellite au royaume des morts soulève un problème qui concerne sa signification symbolique. Ses phases en effet, présentent une certaine analogie avec les cycles organiques et la vie de la nature; la mythologie de certaines contrées de l’Amérique du Sud, fait de la Lune la mère des végétaux. Dans l’ancienne Mésopotamie, certains considéraient que c’était la chaleur de la Lune et non pas celle du Soleil, qui apportait aux plantes l’énergie nécessaire à leur croissance. Et en même temps, à l’inverse, pour beaucoup de peuples, ces phases ont été synonymes de décrépitude et de mort. Cette ambivalence, cette coexistence de la vie et de la mort, on la retrouve dans l’identification de la Lune à une divinité triple qui se manifeste sous de très nombreux aspects, en particulier sous celui d’une trinité féminine, par exemple, les trois Graces, ou encore, les trois sorcières. Les poètes de la Grèce antique voyaient dans Artémis (la Diane des Romains), chasseresse et vierge, la ‘’déesse aux trois formes’’, ses deux autres personnalités étant Séléné, c'est-à-dire la Lune qui parcourt le ciel, et Hécate, la déesse mystérieuse du monde souterrain. Cette divinité triple peut être apparentée aux trois phases su cycle lunaire : l’arc d’argent porté par Artémis représente le croissant de la nouvelle Lune, alors que Séléné est la pleine Lune, et Hécate, l’aspect obscur de l’astre. Cette dernière possède elle-même une personnalité triple, et elle est souvent décrite comme une femme ayant trois corps ou trois têtes. Elle erre parmi les âmes des morts, et des aboiements de chiens annoncent son approche. Elle se tient sur les tombeaux, dans les lieux solitaires, à la croisée des chemins, et enseigne la sorcellerie et la magie. On la dépeignait parfois sous les traits d’une vieille femme (allusion à la dernière phase du cycle lunaire) et son culte donnait lieu à des libations à la fin de chaque mois.

Dans la mythologie, l’influence que la Lune exerce sur les marées se reflète dans le symbolisme relatif à l’eau. En Inde, par exemple, dans les mythes brahmaniques, le dieu Soma (du mot ‘’soma’’ désignant une boisson hallucinogène qui était, dit-on la nourriture des dieux et qui contenait le fameux élixir d’immortalité) était identifié à Candra, la déesse de la Lune, et représentait les eaux de la vie. Dans les anciens contes germaniques, la Lune correspond souvent à l’eau, aux ruses. Dans l’un des plus connus, le renard persuade le loup que le reflet de la Lune apparaissant sur une mare est une jeune fille qui se baigne. Le loup plonge dans l’eau pour tenter de s’en saisir et se noie.

On retrouve les phases de la Lune dans de nombreux mythes de toutes les régions du monde. Chez les Maoris, la Lune (un personnage masculin) enlève la fille du dieu Rona. Ce dernier furieux, de ce rapt, décide d’affronter la Lune et leur combat dans el ciel date de cette époque. Lorsque la Lune décline, on dit qu’elle est fatiguée de combattre et qu’elle a besoin de repos; elle le prend durant la période où elle est en phase de croissance; à la pleine Lune, le combat reprend de plus belle.

En astrologie et en psychologie, la Lune symbolise souvent le monde subliminal, la lumière faible du non-conscient, opposée à la brillante clarté de la conscience, et elle représente souvent l’âme, face à la claire conscience de soi personnifiée par le Soleil.

The Secret Langage of the Stars and Planets
Par Geoffrey Cornelius et Paul Devereux
Éditions Duncan Baird Publishers

Emergence de la Lune selon les Navajos


‘’Dans certaines cultures, l’allégorie relative à l’origine de l’Univers est plus élaborée, bien que toujours fondée sur l’idée d’un centre mystérieux de la création. Les Navajos ont une très belle théorie. Au temps des grandes ténèbres, le Père-Ciel est descendu, et la Mère-Terre s’est levée pour le rencontrer; sur le sommet de la montagne où a eue lieu leur union, les ancêtres de l’humanité ont trouvé une petite statuette de turquoise. Elle est devenue la déesse immortelle Estsatleh ‘’celle qui se régénère par elle-même’’ ; après s’être transformée en femme mûre, puis en vieille femme, elle renaît sous la forme d’une enfant. Quatre filles lui sont nées à partir de différentes parties de son corps, et une cinquième a été engendrée par son esprit.

Le Soleil est sorti des perles de turquoises, sur son sein droit et, la Lune a émergé des coquillages blancs, sur son sein gauche. Il est interdit de la représenter et les dieux eux-mêmes n’ont pas le droit de contempler son visage. ‘’

The Secret Langage of the Stars and Planets
Par Geoffrey Cornelius et Paul Devereux
Éditions Duncan Baird Publishers

lundi 23 août 2010

Pleine lune mardi 24 aout 2010

Cette pleine lune d’août passe dans le signe des Poissons et touchera donc bien évidemment ce signe très sensible, mais aussi, les natifs de la Vierge; particulièrement ceux du premier décan. Car cette Lune se trouve face à la Vierge, premier décan. Elle est aussi réchuaffée par quelques effets du Soleil, qui lui fait face également. C’est une lune de rêves; il se pourrait que durant les trois jours des effets de cette lune, nos nuits soient habitées de rêves. Certains pourraient avoir droit à des rêves très vivants, vivaces et voire, prémonitoires. C’est aussi et surtout, le moment pour ceux que cela fascinent et intéressent, de ‘’travailler’’ avec le domaine du rêve. Provoquer quelques rêves messagers ou prémonitoires, demander à recevoir un conseil ou une clé par le domaine du rêve, ou tout simplement tenter de mieux comprendre ses rêves. Alors, il ne faut pas hésiter à ‘’travailler’’ avec nos rêves durant cette Pleine Lune, qui nous y aidera grandement. Et de manière efficace pour une majorité d’entre nous.

Plusieurs grands et grandes sensibles auront aussi droit à de foudroyantes intuitions, ayant même peut-être parfois l’impression de lire ou de deviner autrui; surtout les proches, mais cela n’exclut pas la possibilité d’être durant cette pleine lune, très sensible à la personne assise à côté de soi dans le bus, ou à celui devant nous dans la file, à l’épicerie. L’empathie est donc à la hausse pour beaucoup d’entre nous. La clairvoyance est aussi ‘’bonifiée’’, et au même titre que les rêves, ce peut-être un bon moment pour y travailler ou approcher. Pour l’approche cependant, les hypersensibles devraient peut-être attendre que les trois jours des influences de cette lune passent avant de tenter quoi que ce soit. Par la suite, cela se fera sans doute plus en douceur.


Les artistes ou la fibre artistique en chacun de nous, est aussi attisée par cette pleine lune. L’inspiration pourrait se trouver fortement accrue, et ceux qui désirent apprendre la peinture ou d’un instrument, devrait profiter de cette pleine lune pour s’y mettre sérieusement et s’inscrire! C’est un beau moment pour débuter de tels loisirs, de tels projets et entreprendre des projets créatifs, que l’on laisse dormir de côté depuis trop longtemps.


Maux aux pieds, chevilles et mollets? C’est le moment idéal pour consulter un réflexologue ou une massothérapeute. Bon moment aussi pour se concocter un baume visant à soulager les pieds souffrants et abîmés. Un bon bain de pied d’eau tiède chaude avec quelques gouttes de menthe poivrée est une aussi une très bonne (et simple) idée. Cette lune soigne avec une clémence particulière, cette région de nos corps, qui jour après jours, nous porte et supporte.
Cette pleine lune est un beau prétexte pour faire sortir de soi, les trop-pleins, les ras-le-bol, ce que l’on garde pour soi et qui nous pèse, sans pour autant, blesser personne. Une lune pleine est rarement un bon moment pour exprimer ce genre de chose en pleine figure. Cependant, elle suggère de canaliser ce qui mijote plus ou moins positivement (mais cela peu aussi être très positivement, mais ‘’énergovirement’’ des énergies dynamiques qui nous rendent hyperactifs, par exemple) en créant : écrire, dessiner, peinturer, chanter, afin de canaliser les ‘’trop-pleins’’. Qu’ils soient positifs ou négatifs, ne serait-ce que pour ensuite profiter d’une paix, d’un sentiment d’équilibre. Parce que cette pleine lune, comme beaucoup de pleine lune, emmène nos émotions à leur paroxysme émotif, et les canaliser par l’art serait une belle et bonne (saine) manière de faire passer ce qui est en trop, ce qui nous rend fébrile, ce qui nous déséquilibre. Pour les plus physiques, actifs et sportifs, ce peut-être un défi sportif lancer à soi-même.
C’est aussi la lune des grands romantiques, cela se serait pas étonnant de voir des réconciliations (allant de se ‘’remettre ensemble après pause’’ à se rabibocher après une dispute) passionnées et des retrouvailles amoureuses en tout genre. Lune intense au niveau amoureux qui peut mener aux petites boutades, puis aux réconciliations. La sensibilité des partenaires amoureux est accrues, elle peut aussi donner lieu de des profonds rapprochements; on peut aussi avoir envie de surprendre l’autre, de lui faire plaisir. Certains et certaines pourraient recevoir une belle surprise de l’être aimé. C’est une belle lune de petites attentions pour l’aimé, en particulier et ceux que l’on aime en général. Certains sensibles peuvent se montrer maladroit pour déclarer ou exprimer leurs sentiments, mais rien de dramatique, si non un peu d’embarras. Rien dont l’orgueil ne peut se remettre. Il ne faut pas avoir peur du ridicule, ni avoir peur d’avoir l’air fou ou folle.


Il faut veiller à ne pas se laisser influencer durant cette lune qui nous rend sensibles; ni par les énergies négatives d’autrui, ni par les proches et moins proches. On ne fait pas, une chose que l’on n’a pas vraiment envie de faire, même si un ami insiste. On y réfléchira après les effets de la pleine lune, et on prendra alors en compte, nos vraies envies! On ne cède pas aux pressions des vendeurs et autres commerçants, qui sont choyés par cette lune, dans l’influence pressante qu’ils exercent sur les clients. Même avec une influence extérieure, il y a toujours une petite voiz en soi, qui se fait nôtre, aussi faible soit-elle, c’est elle qu’il faut écouter. Au moins durant cette lunaison.


Outre tout cela, c’est une lune douce, qui berce les âmes, qui exulte les émotions et la créativité. Elle peut peut-être faire éclater quelques vérités, quelques disputes et autres conflits nécessaires, mais règle générale, mis à part quelques abcès occasionnels à percer, elle ne couve pas de drames. Ce peut-être une belle lune pour les gens loin de leurs émotions ou renfermées, pour travailler ce côté d’eux-mêmes, pour aller vers autrui, et surtout ceux que l’on aime.
Pour les autres, c’est vraiment une lune de ‘’repli créatif’’ sur soi; autant pour protéger les plus sensibles des énergies et influences négatives extérieures, que pour exprimer le potentiel créatifs qui dort en soi, et en user pour exprimer nos émotions. On pense un peu à soi, on regarde ce qui doit être fixé pour retrouver l’équilibre, on en profiter pour travailler en soi, des trucs laissés de côtés, de trucs moins faciles d’approche ou des trucs dont on a envie.


C’est donc une Pleine Lune qui exacerbe nos émotions et notre sensibilité, mais qui couve beaucoup de bienfaits. Bonne pleine lune d’août à tous et à toutes.


Herbes et encens : aiguilles de pin, muscade et héliotrope.
Pierres : aigue-marine, pierre de lune et pierre de soleil.
Bougies : vert d’eau, orange et blanche.

Belle perle opalescente,
Tu brilles, irradiante, au-dessus de nos tête,
Rapprochant nos cœurs,
De nos têtes raisonnables.

Formant un bouillon confus,
Qu’il vaut mieux touiller seule,
Profitant de ta science et de ta présence,
Pour fixer quelques travers,

Et s’imperméabiliser légèrement,
Aux vents qui grugent les énergies,
Et aux chants qui envoûtent nos incertitudes.
Je ferme la porte, pour mieux l’ouvrir ensuite;

Pour m’enraciner, me pencher sur moi.
Pour créer, et parler la langue de mon cœur,
Dans la langage qui m’inspire le mieux.
Je me laisse bercer par toi,

Et j’exprime à petits pas,
Mon amour à l’aimé et,
Autres, appréciés,
Au tour de moi.

Puisses-tu, belle Dame des cieux,
Éclairer les cœurs confus,
Bercer les dures natures,
Et répandre paix et amour sur le Terre entière.

Merci à toi…

mardi 10 août 2010

Lune noire du mardi 10 août 2010.


C’est une Lune Noire en Lion et Verseau second décan qui nous arrive au-dessus de nos têtes. L’influence du Soleil, se fait aussi sentir dans l’axe de cette Lune Noire d’août. C’est une belle lune noire qui appelle à l’intériorité; dans l’intérêt positif de plusieurs. Elle est propice et toute indiquée, pour les recherches fastidieuses dans les librairies, dossiers et bibliothèques, tout comme pour les recherches scolaires, scientifiques et spirituelles. Jetez un nez dans vos archives ou des archives; vous trouverez sans doute au moins une réponse à vos ou votre question. Si ce n’est pas plusieurs.

C’est une lune qui nous conseille, de ne pas se disperser, et de se consacrer à une chose, à la fois. Elle est favorable aux débrouillards qui réfléchissent et mûrissent un projet ou une idée depuis longtemps, elle est favorable aux contrats obtenus de longue haleine, elle n’aime pas trop la spontanéité. Elle nous conseille de ne pas fléchir aux coups de têtes.

C’est une Lune contractée entre deux influences zodiacales bien particulières, que l’on pourrait aussi croire opposées. D’ailleurs, les effets se font sentir, très certainement! Si on veut aller trop vite, on pourrait se casser le nez, se brûler ou accumuler les frustrations. Par contre, elle est très bénéfique à ceux qui sauront plonger en eux, prendre le temps et qui tourneront leur langue au moins sept fois, avant de parler! Je rigole, mais bon, elle est, ce qu’elle est. Elle est idéale pour faire une pause, pour rompre avec des énergies négatives, ‘’performer’’ (pas dans le sens su spectacle, bien sûr) des méditations ou rituels, visant à augmenter le courage et la force émotionnelle. Aussi, si vous connaissez quelqu’un qui doit subir une opération, ou qui connaît une chute de santé physique, c’est une belle Lune pour envoyer prières et énergies positives.

Bien sûr elle a des aspects durs et dérangeants; un peu comme une mère qui nous tape sur les doigts si on marche dans le mauvais sens. Et chacun son mauvais sens; les erreurs de l’un, peuvent bien être, bien sûr, les clés du succès de l’autre. Elle est pourtant aussi, très positive sous certains aspects, comme on a pu déjà le voir précédemment. Si vous connaissez une femme enceinte; c’est une belle occasion d’envoyer à elle, ainsi qu’à son conjoint, des prières et bonnes pensées et ondes, en vue de l’accouchement. Elle est très en accord avec les femmes enceintes, qui couvent la vie, qui ralentissent peu à peu, leurs activités, qui sont amenées à prendre davantage leur temps et à revoir leurs priorités. Elle est donc à priori très bénéfique pour les femmes qui portent la vie ou qui attendent la venue d’un enfant incessamment. Il y a toujours des exceptions, mais voilà pour la généralité.
Maux de dos? C’est un bon moment pour préparer une huile visant à en soigner les maux et douleurs. Et une occasion pour demander un petit massage à chéri, ou à défaut, de consulter votre massothérapeute.

La créativité passera beaucoup par le ménage fait dans nos tiroirs oubliés, dans nos idées mises de côtés, et dans la réflexion introspective. Dans les lunaisons précédentes, les énergies exultaient la sociabilité, et la glorifiaient. Cette Lune Noire, est un retour sur soi. Un repli plus exigeant, ou plus dur, pour certain, mais en grand majorité, ce sera bénéfique. Surtout si on ne se disperse pas, si on ne court pas et si on ne s’ouvre pas à tous vents et tous venants. C’est une lune de retrait, de répit et de repos. Une Lune qui nous incite à prendre du temps bien à soi. C’est une lune qui freine les têtes brûlées mais qui est généreuse envers ceux et celles qui sont réceptifs, avec conscience ou non, à ses influences. Les balades dans nos têtes seront fructueuses et les voyages intérieurs, promettent d’être riches et fertile sous sa gouverne!

Cette lune n’aime pas la superficialité et la dispersion; elle nous encourage à se consacrer à ce qui nous plaît, nous inspire et nous intéresse vraiment. À faire des choix en fonction de soi et non, des autres.

Bonne Lune noire à toutes et à tous!

Herbes et encens : sauge, poivre rose et lavande.
Pierres : onyx, jaspe rouge et citrine.
Bougies : rouge, jaune et noire.

Belle Dame ténébreuse,
Tu me couves, telle une mère-veilleuse,
M’incitant à plonger en moi,
À me regarder droit dans les yeux.

Sous ta gouverne,
Le temps est mien.
Sous ton regard,
Je me priorise.

Pas d’égoïsme;
Juste une pause du monde,
Qui m’entoure et m’habite,
Parfois plus, que moi-même.

Je résisterai aux mille projets
Aux invitations nombreuses
Et à l’objet qui causerait
Un sale troue, dans mon budget.

Je vais plutôt aller,
M’asseoir et te contempler,
Afin que tu m’inspire et me guides.
Puisses-tu en faire autant,

Avec mes frères et sœurs humains,
Qui courent leur vie,
Qui surconsomme et trop souvent, s’oublie.
Merci de ta présence, Dame Lune, de noir vêtue.







.

vendredi 23 juillet 2010

Pleine Lune du lundi 26 juillet 2010.

Une pleine lune sous le signe du Verseau, qui fait face au Lion. Une pleine lune qui pourrait être instable et capricieuse, mais qui par une conjoncture particulière, voit ses effets positifs prendre le dessus, et toute la place, même. C'est une pleine lune, donc toujours intensité, émotivité et tout les effets décuplés. Bien sûr. Une belle pleine lune positive et forte. Une pleine lune très active et réactive. Les artistes seront sensibles et inspirés; pas de syndrome de la page blanche sous cette pleine lune! C’est plutôt tout le contraire; les influences et l’inspiration vient de tout les sens. L’inspiration sera une nourriture surabondante, dont il faudra profiter, engranger et canaliser. C’est aussi une très belle lune pour enrayer consciemment un problème ou s’ôter une épine de notre pied, qui s’y loge depuis trop longtemps. Si on prend le temps de méditer sur les situations possibles pour aider à enrayer le problème, il est fort à parier que nous trouverons une réponse et qu’une solution (voir plusieurs) se profilera. Appuyer sa démarche d’un rituel positif sous cette lune, est un renforcement aussi utile, que décuplé par cette pleine lune. Qui dit problème, peut aussi signifier mauvaise habitude et non pas nécessairement une difficulté extérieure à soi. Il se peut que nous soyons la propre source de notre problème, et alors, cette lune est favorable à briser les mauvaises habitudes et enclencher un nouveau processus positif et fertile, pour avancer dans une autre direction. Mauvaises habitudes, dépendances et mauvais plis; cette lune est la plus indiquée pour vous aider à entreprendre une lutte, une démarche et un combat sain.

Cette lune est aussi parfaite pour concocter des baumes ou offrir des massages aux gens souffrants de problèmes circulatoires aux jambes. Reiki, réflexologie et massages; les effets pour soulager les maux décrits plus hauts, seront sans aucun doute décuplés par cette pleine lune.
C’est une lune qui nous rendra sensible aux autres, et aiguisera nos sens. Cependant, c’est aussi une pleine lune sociable et rassembleuse. Les autres sont beaux, nous sommes aussi baignés d’une aura séduisante. C’est une lune qui donne aux âmes, un petit je-ne-sais-quoi de lumineux, en particulier aux Verseau, Bélier, Capricorne, Lion et Scorpion, qui sauront attirer les gens, comme le miel, les abeilles. C’est une lune intense au niveau de l’empathie, pour les hypersensibles de nature, mais aussi forte soit-elle, elle peut étourdir, mais ne couve pas de négativité en elle-même. C’est une belle lune pour aller vers les autres et sortir de soi; une lune pour les coincés, les timides et les renfermés. Une lune pour briser l’isolement et la solitude.
Cette lune porte aussi en elle, le potentiel d’un renouveau et d’une renaissance; après son passage, un nouveau cycle global commence. Un tour d’horloge complet a été fait; beaucoup, voir tous, pourraient en ressentir les effets. Il y va pour certains de vifs et clairs changements de peau, pour d’autres, une kyrielle de signes plus subtils. Cette lune porte en elle la fin d’un cycle, et son déclin ouvrira un cycle nouveau. Les jours suivants ses trois jours de passage pourraient être soumis à quelques turbulences, comme cela est souvent le cas lors de changement de cap. Cela peut vouloir dire surprises de toutes les tailles, changements subits ou annonce ou nouvelle inattendue. Chose certaine; ce changement de cycle amorcé au-dessus de nos têtes, sera marqué par un ou des signes, petits ou grands. Certains auront la sensation nette de laisser derrière une partie de soi, pour amorcer une renaissance.

Cette lune est donc aussi un petit moment de recul, où il est possible de se rendre compte du chemin parcourut, et si tous ne feront pas de bilan, plusieurs seront aptes à voir ce que la somme de plusieurs expériences à transformer en eux. C’est une lune très spirituelle, qui peut-être un brin désagréable, ou ‘’longue’’ pour les gens trop ancrés dans leur raison et leur mental. Ceux qui ne savent ni descendre, ni lâcher prise, la trouveront probablement pénible et même, irritante. Pourtant, il ne faut qu’un minimum d’ouverture pour que ses nombreux bienfaits nous profitent et non, nous restreignent.

Bonne pleine lune à toutes et tous!

Herbes et encens : ambre, girofle et rose.
Pierres : agate mousse, célestite et lépidolite.
Bougies : bleu, vert et rose.

Beauté opalescente
Tu éclaires la route derrière moi,
Et dans l’ombre de ta face
Bien tôt déclinante,

Se dessine la suite
Des destins et des histoires,
Alors que se profile
Un cycle neuf.

Rassemble tes enfants,
Que ta lumière tendre,
Enflamme ce qu’ils portent,
De beaux et de bons en eux,

Pour que ces trésors irradient,
Et qu’ils en prennent conscience.
Rassemble sous ton joug libre,
Les enfants de la terre,

Dans un esprit de joie et de partage.
Les liens se tissent sous ton œil,
Les sens s’éveillent, et,
Le changement survient.

Soit remerciée Dame Lune Ronde,
Et puisses-tu inspirer
L’amour et l’amitié,
Dans tout les cœurs…

jeudi 15 juillet 2010

Cycles écliptiques de la Lune


Traduction par Plume de Lune

La Lune est le seul satellite naturel de la Terre, et c’est une masse rocheuse quatre fois moins grosse que notre planète. Elle est en orbite à une distance moyenne de seulement 400 000 kilomètres; c’est pourquoi elle nous paraît relativement grosse. L’attraction de la Lune, conjointe à celle du Soleil, est la cause des marées. Les forces gravitationnelles exercées par la Terre et le Soleil ont ralenti sa rotation, qui correspond maintenant à sa période orbitale, et seule l’une des faces de la Lune est visible depuis notre planète. Du fait du rapport taille/distance, notre satellite nous paraît de la même grosseur que le Soleil; c’est la raison pour laquelle nous assistons à des éclipses spectaculaires, qui paraissaient réellement magiques aux hommes de jadis. Il n’est pas étonnant que les Anciens se soient intéressés de très près aux mouvements de la Lune. En fait, celle-ci a un cycle extrêmement compliqué, qui se déroule sur une période de 18,6 ans.

Chacun peut observer facilement les phases de la Lune (ou lunaisons) qui durent chacune 29 jours et demi. On passe de la Nouvelle Lune, au croissant, au premier quartier, à la Lune Gibbeuse, puis à la Pleine Lune; notre satellite ‘’rétrécit’’ ensuite jusqu’à la Nouvelle Lune suivante. Cependant, la Lune n’émet pas de lumière; elle brille que parce que l’hémisphère tourné vers le Soleil réfléchit la lumière de ce dernier. Quand elle se place entre la Terre et le Soleil, seule sa face cachée est éclairée : c’est la nouvelle Lune. Lorsqu’elle passe de l’autre côté de la Terre par rapport au Soleil, nous la voyons entièrement éclairée : c’est la Pleine Lune. Parfois, dans la phase du croissant, les régions non illuminées par le Soleil sont néanmoins faiblement éclairées; c’est le phénomène connu sous le nom de ‘’clair de terre’’; la lumière solaire est renvoyée sur la Lune par les nuages et les océans terrestres. Dans les phases ultérieures, ce phénomène passe inaperçu, du fait de la forte luminosité de la surface lunaire éclairée.

Vu de la Terre, le relief de la Lune, dû aux cratères d’impact et à la lave solidifiée, semble se modifier chaque nuit, du fait de la modification de l’angle d’éclairement. Les ombres sont plus accusées au premier et au dernier quartier, alors que la Pleine Lune paraît ‘’lavée’’ par l’éclairage direct du Soleil. L’apparence de la Lune se modifie si rapidement, que diverses civilisations en ont fait le symbole même du changement.

La période de 29 jours et demi du cycle des phases de la Lune est un peu plus longue que sa période orbitale ; en effet, notre satellite doit ‘’rattraper’’ la distance apparente parcourue par le Soleil, pour qu’il y ait Pleine Lune. En général lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés, (lors de la nouvelle Lune et de la Pleine Lune), la Lune se trouve au-dessus ou au-dessous du plan Terre-Soleil; son orbite est inclinée de cinq virgule deux degré par rapport au plan de l’écliptique. En décrivant sa révolution sidérale, la Lune croise deux fois le plan de l’écliptique aux points appelés ‘’nœuds’’. Il y a éclipse lorsque la nouvelle ou la pleine Lune franchit un nœud.

La plus spectaculaire est l’éclipse solaire, qui se produit lorsque la nouvelle Lune est juste devant le Soleil. La Lune projette sur la surface terrestre un cône d’ombre qui balaie une aire relativement restreinte; cela permet alors d’observer le halo solaire, puisque la Lune masque le Soleil. Lorsque la sommet du cône d’ombre projeté par la Lune se forme en avant de la surface de la Terre, on observe une éclipse annulaire : la Lune ne cache qu’en partie le Soleil. Les éclipses totales de Lune se produisent quand la pleine Lune, en passant par un nœud, se trouve dans le cône d’ombre de la Terre; elles ont alors leur durée maximale, étant donné la grosseur relative de ces deux astres, mais l’atmosphère terrestre se comporte parfois comme une ‘’lentille’’ et une faible lumière rougeâtre apparaît sur la surface lunaire, atténuant l’effet d’éclipse.

Les éclipses partielles de Lune et de Soleil sont plus fréquentes, et évidemment moins spectaculaires. Lors d’une éclipse totale de Soleil, on peut observer un mince anneau brillant du disque solaire autour du disque sombre de la Lune; il s’agit d’une éclipse annulaire.

La Lune gravite autour de la Terre en 27,3 jours, et nous avons vu que ce mouvement est à l’origine des phases de la Lune, liées à l’éclairement de notre satellite par le Soleil. Cependant, la parcours complet de la Lune dans le ciel, change chaque mois, au cours d’un cycle complexe qui dure 18,6 années.

Si l’on pouvait ‘’figer’’ le reste du ciel, le parcours de la Lune en un mois déterminé serait parfaitement net : un circuit complet dans le ciel, avec une demi-orbite au-dessous de l’écliptique, et l’autre au-dessus, selon un angle maximal de cinq degrés virgule deux dans chaque direction. Seulement, comme nous l’observons de la Terre qui est constamment en mouvement, le déplacement de la Lune est influencé par d’autres facteurs, ce qui lui vaut de ne pas être le même d’un mois à l’autre. Comme la Terre est inclinée d’environ vingt-trois virgule cinq degrés sur l’écliptique, la Lune présente des variations saisonnières analogues à celles du Soleil. Il suffit de se rappeler, par exemple, que la pleine Lune doit toujours se trouver de l’autre côté du ciel par rapport au Soleil, si bien, que lorsque celui-ci se lève au nord-ouest vers la mi-été, la Pleine Lune apparaît au sud-ouest.

En une année, les trajectoires successives de la Lune vont d’un extrême à l’autre, toujours en position opposée par rapport au Soleil. Dans l’hémisphère boréal, au solstice d’été, la Lune se lève au sud-est, se couche au sud-ouest et demeure toute la nuit assez bas dans le ciel, alors qu’au solstice d’hiver, elle se lève au nord-est et se couche au nord-ouest, en montant haut dans le ciel.

Mais sur une plus longue période, ces points de lever extrêmes, vers le sud et vers le nord, se déplacent eux aussi; ils sont très proches l’un de l’autre à un moment donné, alors que 9,3 ans plus tard, ils sont séparés par leur distance la plus grande.
Puisque la pleine Lune est obligatoirement du côté opposé au Soleil par rapport à la Terre, suivant un court arc de cercle perpendiculaire à l’écliptique, elle se produit lorsque cet arc coupe l’orbite de notre satellite. Au cours du trajet orbital de la Lune, l’intersection se produit à différentes distances de l’écliptique : quand la pleine Lune se trouve au point le plus extérieur de son orbite, elle est aussi à son point le plus éloigné de l’écliptique. Lorsque cela a pour effet d’accentuer le mouvement saisonnier de la Lune, causé par l’inclinaison de la Terre sur l’écliptique, c’est une station maximum.

On lui donne ce nom pour le même raison qu’on appelle ‘’solstice’’ la plus forte déclinaison boréale ou australe du Soleil (solstice signifiant ‘’arrêt du Soleil’’) : le cycle des mouvements de la pleine Lune subit un arrêt temporaire, avant de s’inverser. À l’autre extrémité du cycle, il s’agit d’une station minimum; elle correspond à la phase où l’inclinaison de la Lune sur l’écliptique ‘’freine’’ l’oscillation au lieu de l’accentuer.

Lors de la révolution de la Lune, la ligne des nœuds (points où l’orbite coupe l’écliptique) tourne aussi. Nous avons vu précédemment qu’une éclipse ne peut se produire que lorsque la nouvelle ou pleine Lune se trouve sur la ligne des nœuds, et le déplacement de cette ligne est donc à l’origine du cycle des éclipses, qui dure
18,6 ans.

Cependant, puisqu’une telle période ne correspond pas à un nombre entier de mois lunaires, la Lune ne revient au même point de son orbite que lorsqu’elle a accompli trois cycles; ce cycle des éclipses se déroule donc sur un peu moins de 56 ans.
Il semble que les astronomes de jadis aient déjà eu connaissance de ce cycle des éclipses et qu’ils aient construit des instruments pour le mesurer, comme le montre peut-être l’exemple des ‘’trous d’Aubrey’’ découverts à Stonehenge, au sud de l’Angleterre.



Source:
The secret language of the stars and planets
Par Geoffrey Cornelius et Paul Devereux

mercredi 14 juillet 2010

Lune et Marées; Théories anciennes


Aux environs de 330 avant Jésus-Christ, le grec Pytheas partit de Marseille, qui était alors une colonie grecque, pour un long voyage vers les Iles Britanniques. Il observa alors des marées d'amplitude insoupçonnée dans le monde méditerranéen et fit une découverte fondamentale : la marée était d'une manière ou d'une autre contrôlée par le mouvement de la lune. Non seulement il constata qu'il y avait deux pleines et basses mers par jour lunaire, mais également que l'amplitude de la marée dépendait des phases de la lune. Cette découverte peut être considérée comme le point de départ des recherches sur la théorie des marées.

Vers la même époque, Sélerrens de Babylone observait les marées du Golfe Persique et signalait les effets de la déclinaison des astres sur l'amplitude de la marée.
Quelque 150 ans plus tard, un astronome grec Selukos, observant la marée de la Mer Rouge, découvrit les inégalités diurnes et relia leur amplitude à la déclinaison de la lune.

Au premier siècle avant J.-C., Posidanius de Rhodes établit pour les marées des côtes d'Espagne, un tableau donnant la concordance de leurs variations diurnes, semi-diurnes et mensuelles avec les mouvements de la Lune et du soleil. Strabon au début de l'ère chrétienne décrit les marées du Portugal, d'Angleterre, du Danemark d'Italie et du Golfe Persique. Vers la même époque, Pline l'Ancien mentionne l'établissement, l'âge de la marée et les variations annuelles de l'amplitude des vives-eaux.

Ainsi, il y a plus de deux millénaires, les caractéristiques les plus importantes de la marée étaient connues, grâce en particulier aux observations des Grecs dans les Îles Britanniques et en Mer Rouge. Il fallut pourtant attendre plus de 1700 ans avant qu'une explication satisfaisante fût donnée à ce phénomène.

Pendant cette période les explications les plus étranges ont pu être avancées, parfois dues à des esprits scientifiques éminents.
Bede the Venerable, un moine britannique (673-735) pensait que le jusant était dû au souffle de la Lune sur l'eau, le flot intervenant lorsque l'astre s'éloignait.

Un savant arabe Zakariya al-Qwazwini (1203-1283) tenta la première explication scientifique. Selon lui, la marée montante était due à l'expansion thermique de l'eau échauffée par la Lune et le Soleil. Son hypothèse cependant ne pouvait à l'évidence pas expliquer pourquoi la Lune jouait le rôle le plus important.
L'astronome allemand Kepler (1571-1630), était convaincu que l'explication devait être recherchée dans une force attractive de la Lune et du Soleil, force qui devait être une sorte de magnétisme. Il était probablement inspiré par la récente découverte du magnétisme terrestre par Gilbert.

Le physicien et astronome italien Galilée (1564-1642), se dit surpris que Kepler s'intéressât à l'action de la Lune sur l'eau et à des phénomènes occultes et autres enfantillages. Lui-même croyait, soutenant la théorie de Copernic de la rotation de la terre, que les marées étaient générées par l'effet combiné de la rotation de la terre autour de son axe et de son mouvement orbital autour du soleil. Ces mouvements étaient censés engendrer des oscillations des océans qui se manifesteraient par la marée.
Descartes (1596-1650), quant à lui défendit l'idée de l'origine lunaire des marées. Selon lui, la lune et la terre sont chacune entourées d'un grand tourbillon. La pression exercée par le tourbillon de la lune sur celui de la terre était transmise à la surface de la terre et générait les marées.

Le mathématicien anglais Wallis (1642-1727), proposa en 1666 une version amendée de la théorie de Galilée en cherchant à y inclure l'influence de la lune. Il proposa d'expliquer les oscillations de la marée non seulement par le mouvement de la terre autour du soleil, mais également par son mouvement autour du centre de gravité du système terre-lune.


Source: http://www.shom.fr/fr_page/fr_act_oceano/maree/maree.htm